Activité des aliments

Dans nos verres et dans nos assiettes ....


Une publicité passée de mode ...
On n'échappe pas à la radioactivité. Les roches granitiques sont légèrement radioactives du fait de la présence du thorium, de l'uranium et de leurs descendants. Une source thermale célèbre s'en glorifiait à l'époque où la radioactivité avait bonne presse. Soixante-dix ans après, une autre source de la région préférait s'en remettre au sourire d'un populaire footballeur sur fond de volcans d'Auvergne, pour vanter l'excellence de son eau. Toutes ces eaux de sources n'en restent pas moins excellentes, les niveaux de radioactivité sont minimes comme ceux des aliments.
ANDRA

Il nous est impossible d'échapper à la radioactivité en respirant et en nous déplaçant. Il est aussi impossible d’y échapper en mangeant. Tous nos aliments sont un peu radioactifs, car ils contiennent des éléments comme du carbone-14 et du potassium-40, des isotopes radioactifs inséparables du carbone et du potassium naturels.

L'eau de source que nous buvons est radioactive. Avant de jaillir du sol, elle a dissous des sels minéraux venant des roches rencontrées sur son chemin dont certaines contiennent des radioéléments. Les eaux les plus radioactives proviennent des régions granitiques ou volcaniques dont les roches renferment un peu d'uranium et de thorium accompagnés des éléments radioactifs de leur descendance. Cette radioactivité est très variable.


Les aliments sont naturellement radioactifs


Analyse d'une eau de source


Limites maximales

Aux Etats-Unis, l'activité moyenne de l'eau consommée dans les foyers est de 18,5 Bq/litre. Ces activités, comme celles des aliments, sont inoffensives étant donné que le becquerel est une unité très petite. La législation impose des limites sur l'activité des aliments, des limites prudentes car en raison de l'incertitude sur l'effet des faibles doses, on applique le principe de précaution.

L'un des reproches faits aux autorités françaises de radioprotection au moment de l'accident de Tchernobyl est d'avoir laissé consommer des aliments dont l'activité dépassait les normes admises. Ces dépassements ont été probablement trop ponctuels pour avoir eu des effets significatifs, mais le manque de transparence, l'impression que l'on cachait les risques, ont altéré la confiance que l'on accordait aux experts, un désastre psychologique dont les conséquences se font encore sentir (cf. note).

Comme pour l'alcoolémie au volant, les limites sur la radioactivité des éléments ont été revues à la baisse depuis une quinzaine d'années : on surestime les risques pour accroître la marge de sécurité. Cette démarche faite pour rassurer a paradoxalement augmenté l'inquiétude, en raison des craintes latentes qui entourent les rayonnements ionisants.

Un exemple de ces craintes pas toujours fondées est celles qui entourent l'irradiation des aliments. L'irradiation constitue une méthode efficace pour stériliser certains aliments sans en changer le goût ; ils n'ont aucun effet radioactif nocif comme en attestent les documents de l'OMS. Pour le poivre et les épices qui présentent des risques sanitaires importants de contamination bactérienne quand ils ne sont pas stérilisés, l'irradiation était jusqu'à une date récente utilisée. Un règlement a rendu obligatoire la mention « stérilisé par ionisation ». De peur d'un rejet, certains fabricants y ont renoncé et utilisent des procédés moins efficaces.

Sujets voisins : Les origines, Les expositions naturelles, Le Radon, Analyse détaillée (UNSCEAR)


Voir aussi :

Faibles doses