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Conditionnement
Immobiliser la radioactivité
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Verres naturels et verres pour les déchets La durabilité des verres naturels donne des indications sur la tenue de ces matériaux sur de très longues périodes. Une obsidienne volcanique est comparée avec un échantillon de verre R7T7 utilisé pour les déchets. (l’échantillon tenu à la main n’a évidemment pas été chargé en atomes radioactifs). Les experts estiment à beaucoup plus de 10 000 ans la durée de ces verres, durée au bout de laquelle la radioactivité initiale aura décru plus de 1000 fois.
CEA-FOULON |
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[Vitrification, déchets de moyennes activités (VL), déchets de faibles activités (VC)]
Une technique très efficace pour se protéger des rayons émis par des corps radioactifs, consiste à les concentrer puis à les conditionner sous une forme inaltérabl qui évite leur migration dans l'environnement sous l'action notamment de l'eau. Les déchets sont conditionnés à l’intérieur de conteneurs pour constituer des colis solides et stables, faciles à manutentionner et à transporter, prêts pour un entreposage intermédiaire ou un stockage définitif.
Les milieux utilisés pour incorporer les atomes radioactifs sont variés : ciments, bitumes, résines thermodurcissables, verres, céramiques, etc. Cette « matrice de confinement » qui accueille les éléments radioactifs, constitue avec le conteneur une barrière de protection. Son choix dépend de la radioactivité des déchets considérés.
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 Compactage de déchets
 Coupe d’un colis de déchets cimentés
 Conteneurs de déchets compactés ou vitrifiés
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On a recours en France aux verres pour les déchets C de haute activité issus du retraitement. Ces déchets sont vitrifiés (à l'usine de retraitement de la Hague) sous forme de verres borosilicates, résistant bien à la chaleur et aux radiations. Ces verres sont ensuite enrobés dans un conteneur en acier qui facilite leur manutention. La structure vitreuse résiste bien au contact des eaux souterraines. En cas de lessivage important, une attaque en profondeur lente se fait par un phénomène de « lixiviation ».
Les déchets B de moyenne activité, plus volumineux que ceux de type C, étaient jusqu'à une date récente enrobés dans un matériau inerte : bitume ou béton. Depuis 2002 ils sont compactés et placés à l'intérieur d'un conteneur en acier inoxydable similaire à celui des déchets vitrifiés.
L'incorporation des déchets dans des céramiques est étudiée, en raison d’une résistance exceptionnelle à l'eau, mais elles sont encore coûteuses.
Les déchets faiblement radioactifs contiennent peu de matières radioactives. Il y a intérêt à les compacter pour réduire leur volume. Ils sont coulés dans des ciments, bitumes ou résines afin d'être placés dans des fûts.
En attendant qu'il soit utilisé pour du combustible MOX, le plutonium issu du retraitement est conditionné sous forme d'oxydes insolubles (PuO2) en boîtes étanches, de petites dimension pour éviter le risque de criticité.
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Les assemblages irradiés qui ne sont pas retraités sont actuellement entreposés dans des piscines où dans des silos. Ces structures fragiles et très radioactives de plus de 4 m de long sont encombrantes. Quand viendra le moment de les stocker, il est prévu de les insérer à l'intérieur de lourds et volumineux conteneurs.
Sujets voisins : Transports de matières radioactives, Stockages de déchets, Entreposages, Gestion à l'étranger
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Voir aussi :
Site de l'ANDRA CadreLegislatif Moyennes activités (VL) Faibles activités (VC) Recherches sur le conditionnemt Haute Activité (C)
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