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Ces déchets intermédiaires, d'un niveau d'activité très inférieur à celui des déchets de type C et B, constituent une catégorie à part. Ils n'entrent pas dans le cadre des recherches organisées en France par la loi Bataille, mais font l’objet d’études quant à leur gestion future. Contenant principalement des radioéléments à longue durée de vie, ils ne relèvent pas non plus des centres de stockages réservés aux déchets à vie courte ou de très faible activité.
Les principaux déchets de cette catégorie sont les déchets dits radifères et les déchets dits graphites.
Les déchets radifères résultent principalement de l’utilisation de minerais légèrement radioactifs contenant ce qu’on appelle en chimie des terres rares et de l'yttrium. Ces produits entrent notamment dans la fabrication de la micro, la HIFI, la vidéo et dans les catalyseurs pour automobiles. Ils contiennent une quantité notable de radium 226 ou encore de thorium 232 (éléments à vie longue). Le procédé industriel a pour effet de concentrer la radioactivité naturelle dans les résidus. Par ailleurs, certaines peintures luminescentes, des objets comme les têtes de paratonnerres, une partie des déchets d’assainissement des sites pollués anciens relèvent également des déchets radifères.
La radioactivité des déchets radifères est en général comprise entre quelques dizaines de Bq et quelques milliers de Bq par gramme. Les atomes radioactifs sont essentiellement des émetteurs alpha à vie longue.
Les déchets graphites proviennent des centrales anciennes de la filière maintenant arrêtée des réacteurs à uranium naturel et graphite gaz. Le graphite qui servait à ralentir les neutrons devait être d’une grande pureté. Le niveau de radioactivité des déchets graphites est en général compris entre dix mille et cent mille Bq par gramme. Les atomes radioactifs sont essentiellement des émetteurs bêta à vie longue.
Les déchets de faible activité à vie longue (FAVL) sont en attente d’une solution de gestion définitive. L'Andra a préconisé un stockage (en sub-surface) dans une couche d’argile située à une profondeur de quinze mètres. A ce jour, aucun site d’implantation n’a été déterminé. Les producteurs étudient actuellement un mode de conditionnement sous forme d’un colis en béton.
Les déchets radifères sont entreposés en l’état, dans l’attente d’un Centre de stockage dédié, ce qui impliquera éventuellement un traitement et la définition d’un conditionnement adapté.
Sujets voisins : Haute Activité (C), Moyenne activité (VL), Faible et moyenne activité(VC), Très faible activité (TFA)
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