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La classification française appelle B ou MAVL des déchets dont la radioactivité est considérée comme moyenne mais la durée de vie longue. Leur activité est intermédiaire entre celle des déchets A de faible activité et des déchets C de très haute activité. La réglementation impose qu'elle soit comprise entre 0,01 et 10 curies par kilo, beaucoup plus que les déchets de « faible activité », mais beaucoup moins que les déchets C.
En France, la plus grande partie des déchets B provient des opérations du retraitement. Par exemple, les gaines et embouts des assemblages de combustible qui ont été massicotés de façon à en extraire les pastilles d'oxyde d'uranium irradié, en font partie. Leur radioactivité est due à la contamination d’atomes radioactifs dont certains ont des périodes dépassant le millier d'années. Ces caractéristiques nécessitent une gestion à part avec des solutions à long terme.
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Outre les gaines, coques et embouts, les déchets B incluent les insolubles, les filtres et résines, les produits de décantation et de centrifugation, les boues d'épuration des opérations de retraitement. On trouve également des matériaux contaminés au cours du fonctionnement ou d’opérations de maintenance, comme des vêtements, de l'outillage et des pièces de rechange. Feront un jour partie de ces déchets, les éléments les plus radioactifs du démantèlement à venir des réacteurs.
Jusqu'à une date récente, les déchets B étaient enrobés dans un matériau inerte : bitume ou béton. En France, les coques et les embouts sont maintenant compactés sous forme de galettes et placés dans des conteneurs en acier inoxydable de même type que ceux qui sont utilisés dans les ateliers de vitrification. Cette standardisation facilite les opérations de manutention, de transport et de stockage.
Les déchets B constituent 5 % du volume et 4 % de l'activité de l'ensemble des déchets des centrales. Le parc français produit annuellement environ 2800 mètres cubes de ces déchets de faible ou moyenne activité et à vie longue. Le volume cumulé de ces déchets atteindrait 100 000 mètres cubes en 2020. Dégageant peu de chaleur, ils ne nécessitent pas de refroidissement. En France, leur stockage profond paraît difficilement évitable, les temps de vie de certains radioéléments impliqués atteignant des dizaines de milliers d'années.
Environ 64% des déchets MA-VL ne sont pas encore conditionnés et sont dans l'attente de gestion définitive. Ces déchets, anciens pour la plupart, sont entreposés dans les installations du CEA à Cadarache et de la COGEMA à Marcoule et La Hague. Il sera nécessaire de les reprendre et de les conditionner, en respectant les standards actuels de sûreté, pour leur gestion à long terme.
Sujets voisins : Haute Activité (C), Faible et moyenne activité(VC), Très faible activité (TFA), Faible activité (VL)
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