Diluer ....



Suivi du tritium dans la Manche
Sa radioactivité fait du tritium un radioélément facile à suivre. Cette carte de la Manche montre que l’activité tritium due aux rejets de la Hague ne dépasse pas 5 500 Bq/mètre cube bien que la dilution ne soit pas uniforme. Il faudrait boire par an 10 000 mètres cubes de l’eau la plus polluée pour atteindre la limite annuelle de 1 mSv fixée par la réglementation (ceci est dû à la faible toxicité radioactive du tritium).
IN2P3 (source IRSN)

Diluer des éléments les moins toxiques



La gestion des déchets radioactifs s’efforce généralement de concentrer la radioactivité, de la confiner puis de l’enfouir aussi profond que possible. Il arrive toutefois de faire le contraire en diluant certains déchets dans un vaste volume, avec l’espoir que sous l’action des courants et des vents la dilution se fasse de façon homogène. Ces rejets sont aujourd’hui uniquement autorisés dans le cas d’éléments radioactifs très peu toxiques et difficiles, voire impossibles, à piéger.

Ainsi, la législation française autorise l’usine de retraitement de la Hague à rejeter dans la mer du tritium, un élément difficile à fixer. Le rejet est autorisé car le tritium est peu toxique : 1 becquerel de tritium est 4000 fois moins nocif qu’un becquerel de plutonium. Un volume d’eau comme celui de la Manche est en principe suffisant pour ramener l’activité du tritium à un niveau acceptable pour la santé.

Le tritium est un radioélément facile à suivre. Des cartes de la Manche montrent que si la dilution n’est pas uniforme elle se fait d’une manière satisfaisante. L’activité tritium reste en dessous des niveaux présentant un risque.

L’usine de la Hague rejette également dans l’atmosphère du krypton-85, un gaz rare radioactif, inerte chimiquement, donc impossible à piéger. Le krypton n’a pas de descendants radioactifs dangereux comme ceux le radon . L’exposition est externe. De plus, un hasard heureux veut que le krypton n’émette de rayons gamma pénétrants qu’une fois sur cent !

Dans le cas du tritium, des réglementations à venir visent à réduire davantage les rejets en l’immobilisant. Le coût de cette chasse à des becquerels peu nocifs est cependant élevé. Doit-elle être prioritaire pour la radioprotection? Par exemple, il semblerait plus judicieux d’investir auparavant, comme le souhaite le corps médical, dans la réduction des doses lors d’examens aussi courants que les scanners.

La législation française autorise l’usine de retraitement de la Hague à rejeter dans la mer du tritium, un élément difficile à fixer. Le rejet est autorisé car le tritium est peu toxique : 1 becquerel de tritium est 4000 fois moins nocif qu’un becquerel de plutonium. Un volume d’eau comme celui de la Manche est en principe suffisant pour ramener l’activité du tritium à un niveau acceptable pour la santé.

Le tritium est un radioélément facile à suivre. Des cartes de la Manche montrent que si la dilution n’est pas uniforme elle se fait d’une manière satisfaisante. L’activité tritium reste en dessous des niveaux présentant un risque.


Pollution en mer du Japon

Des pratiques abandonnées



Ces rejets autorisés de tritium et de krypton ne doivent pas être confondues avec certaines pratiques peu recommandables qui ont fait la une des médias et maintenant abandonnées..

Jusqu’en 1993, les autorités navales soviétiques puis russes de la flotte d’Extrême-Orient rejetaient en mer du Japon des liquides radioactifs venant des cuves de réacteurs de sous-marins nucléaires en cours de démantèlement. Les principaux atomes radioactifs rejetés à la mer sont le Césium-137 et Strontium-90. Bien que les activités dues à ces rejets soient faibles, ces éléments sont moins anodins que le tritium et le krypton.

Le recours à la dilution a été aussi pratiqué dans les premiers temps du nucléaire civil et militaire, en un temps où le volume des matières radioactives étaient nettement plus faible et où l’on était peu regardant. Aujourd’hui, de tels rejets en mer sont rares et deviennent interdits.


Voir aussi :

Césium 137
Le tritium
Rejets et effluents