Dosimètres passifs



Des dosimètres portables pour le suivi des personnes exposées



Des dosimètres individualisés
Le port et la lecture d’un dosimètre est individualisé. Le détecteur proprement dit se trouve dans un boîtier sur lequel figurent toutes les indications qui pourront identifier le porteur (nom, service, établissement), l’utilisation et la période de port. Les dosimètres passifs les plus répandus sont maintenant de type OSL comme ce dosimètre InLight de LCIE Landauer qui en assure la fabrication et le suivi.
©LCIE Landauer

[Dosimètres photographiques, Dosimètres thermoluminescents, Dosimètres radiopho- toluminescents, Dosimètres OSL, Stylodosimètres]

On appelle passifs des dosimètres n'ayant pas besoin de source externe d'énergie pour fonctionner. Ce sont des dosimètres intégrateurs, c'est-à-dire qu'ils ne donnent qu'une estimation d'une dose globale. Ils ne permettent normalement pas d'estimer les doses instantanées maximales.

Pour cette raison, Ils ont tendance à être remplacés par des dosimètres actifs, mais ils gardent une place dans la surveillance de personnels très nombreux.

Ce sont des dosimètres réglementaires qui doivent être porté à la poitrine par tout travailleur susceptible d’être exposé aux rayonnements ionisants. Des dosimètres d’extrémité sont également conseillés lorsque les mains, par exemple, sont plus particulièrement exposées aux rayonnements.


Suivi de dosimètres

Il existe des dosimètres adaptés aux rayonnements X, bêta, gamma et des dosimètres pour les neutrons.

Le dosimètre passif est porté par le travailleur pendant une durée mensuelle ou trimestrielle. A l’issue de cette période, le dosimètre est lu et analysé par un laboratoire agréé. Les résultats sont archivés et transmis au médecin traitant. Les données sont ensuite transmises au fichier central géré par l’autorité de contrôle.

Les dosimètres passifs sont les premiers à avoir été développés, étant initialement issus des techniques photographiques, celles-la mêmes qui ont permis la découverte de la radioactivité par Becquerel en 1896. Ces dosimètres plus communément appelés dosifilms sont aujourd’hui amenés à disparaître en raison d’évolutions réglementaires et de la disparition annoncée du film argentique.

Les dosifilms sont peu à peu remplacés par des dosimètres utilisant des technologies plus performantes basées sur le principe de la lecture d’une émission de lumière ou luminescence par le détecteur irradié. Les technologies utilisées pour la mesure des luminescences sont OSL (Optically Stimulated Luminescence ou Luminescence Stimulée Optiquement), TLD (Thermo Luminescence) et RPL (Radio Photo Luminescence). La luminescence est provoquée par un flash lumineux dans le cas de l’OSL et du RPL et par chauffage pour le TLD.

L'OSL et le TLD sont, à ce jour, les techniques de dosimétrie passive reconnues par la réglementation française avec le film photographique.

Sujets voisins : Dosimètres actifs, Dosimétrie des neutrons


Voir aussi :

Landauer OSL dosimetry (Anglais)