Fukushima : Zone des 20 km
Quel devenir pour les 20 km autour de la centrale
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Immediatement après l'accident, le gouvernement japonais a évacué la plupart des habitants d'une zone de 20 km de rayon autour de la centrale et interdit toute commercialisation des produits agricoles en provenance de cette zone.
L'évacuation sera-t-elle temporaire ou permanente ? De toutes façons l'accès aux alentours immédiats de la centrale sera l'objet de restrictions. il faut disposer de cartes de dépôts au sol pour savoir ce qui pourra être réoccupé. Les dépôts au sol de césium apparaissent très variables comme les tâches d'une peau de léopard sur les premières cartes publiées. Il se pourrait qu'il n'y ait pas de véritable zone d'exclusion, comme à Tchernobyl où le nuage avait déposé au gré des vents et des pluies des activités considérables de césium au nord de la centrale, contaminant des districts éloignés d'Ukraine et de Biélorussie.
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La situation à Fukishima est a priori différente si les rejets sont 10 fois moins importants. De plus les émissions radioactives ont tourné une bonne partie du temps le dos à la terre, surtout dans les premiers jours les plus critiques, se dirigeant vers le Pacifique pour y déposer et diluer le gros de leur césium dans les profondeurs de plus de 1000 m du vaste océan.
Le 21 avril, le gouvernement japonais classe la zone d'évacuation des 20 km en zone en état d'urgence avec interdiction aux habitants évacués d'y retourner sans autorisation. Cette décision ne signifie pas nécessairement que cette interdiction devienne permanente car les contaminations sont bien inférieures à celles de Tchernobyl (c.f. page contaminations). Mais la zone a été dévastée par le tsunami et avant de permettre aux évacués d'y retourner il faut déblayer, puis répertorier et traiter les points chauds.
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Zone en état d'urgence ou zone d'exclusion ? Dans un rayon de 20 kilomètres autour de Fukushima, une grande partie de la zone qui a été évacuée est dévasté. Avant de permettre aux évacués d'y retourner il faut déblayer, puis répertorier et traiter les points chauds.
STR/AFP/Le Point |
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L'interdiction devrait durer plusieurs mois après quoi elle pourrait être assouplie pour les parties les moins contaminées. Au mois de mai, certaines cités de la préfecture de Fukushima ont commencé à envoyer des bullddozers pour enlever la terre contaminée autour des écoles, de façon à ramener l'exposition annuelle des écoliers en dessous de la limite légale de 1 millisievert/an. Mais cette mesure ne protège pas les populations des expositions dues aux sols non décontaminés. Les autorités japonaises se trouvent devant un choix difficile : condamner des superficies considérables autour de la centrale ou procéder à des nettoyages beaucoup plus étendus et donc plus coûteux.
Un an après l'accident (mars 2012), le gouvernement japonais envisage une réoccupation partielle des territoires évacués. Prenant en compte les grandes varaitions de contaminations montrées par les cartes, il découperait pour ce faire la zone des 20 km et les endroits les plus touchés au delà en plusieurs parties.
Les lieux qui présentent une radioactivité supérieure à 50 millisieverts par an seraient déclarés inhabitables. Une zone dite "de préparation au retour" devrait également être créée là où la dose d'exposition aux radiations est comprise entre 1 et 20 millisieverts par an. Une zone "d'habitat limité" est également en projet. Elle devrait voir le jour là où la dose de radiations se situe entre 20 et 50 millisieverts par an. Des opérations de décontamination seraient entreprises dans les localités concernées pour ramener le niveau en deçà de 20 millisieverts annuels et permettre à plus long terme le retour des résidents.
Sujets voisins :Rejets à Fukushima, Nuage de Fukushima, Pollution marine
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Opération de décontamination Cet extrait d'un reportage du National Geographic Magazine montre une opération de décontamination. Il s'agit là ou le niveau de contamination est élevé de racler la fine couche de césium déposée au sol.
National Geographic |
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Voir aussi :
Pictures: The Nuclear Cleanup Struggle at Fukushima (National Geographic)
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