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Fukushima : contaminations
Rejets atmosphériques et dépots au sol
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[Rejets à Fukushima, Nuage de Fukushima, Zone des 20 km, Pollution marine]
Les zones de contaminations radioactives dues aux rejets de Fukushima couvrent une surface beaucoup plus réduite qu’à Tchernobyl. Elles sont situées près de la centrale accidentée. Outre le fait que les rejets seraient dix fois moindres, ils se sont partagés entre la terre ferme et l’océan proche et lointain. Dernière différence importante, la présence de rejets liquides, sous la forme d’eaux très radioactives sur le site de la centrale dont une partie s’est déversée dans la mer proche et dont le reste a dû être pompé, entreposé avant une décontamination en cours.
Les données des relevés des doses ambiantes dans la région de Fukushima permettent d'avoir une idée plus précise des rejets radioactifs et de leur ampleur durant les semaines qui suivirent le tsunami du 11 mars.L’exemple choisi est celui de la ville de Mito située à 140 km au sud de Fukushima. Cette ville a été peu exposée comme l’indique le débit de dose maximum observé de 1.5 microsievert par heure (1 μSv/h correspond à 9 mSv par an l’équivalent d’un scanner).
Néanmoins, l’évolution de la radioactivité ambiante dans cette ville fournit de précieuses indications. Deux pics de radioactivité surviennent les 15 et 16 mars, soit deux ou trois jours après les fusions partielles de combustibles des réacteurs N°1, N°3 puis N°2 et les importantes dispersions de radioactivité qui ont suivi. On attribue avec le recul à l'explosion du réacteur N°2 survenue le 15 mars au matin la majeure partie des contaminations au sol. Ce jour là, le vent soufflait vers le nord-ouest, l'explosion se produisit en partie basse et il pleuvait et neigeait.
L’importance des deux pics suggère que l’essentiel de la décharge des isotopes volatils, comme l’iode-131, se serait produit alors, car les pics de radioactivité ambiante observés après du 17 au 23 mars sont de moins grande ampleur pour laisser place ensuite à une décroissance régulière. Cela signifierait que la majorité de l’iode et autres radioéléments volatils sont sortis des réacteurs et que la vapeur qui s’en échappe encore n’en contient plus.
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Evolution de la radioactivité ambiante durant les 3 premières semaines Evolution de la radioactivité ambiante (le débit de dose) du 13 mars au 2 avril dans la préfecture de Mito, à 140 km au sud de Fukushima. On observe plusieurs épisodes : Rien ne se passe jusqu’au 15 et 16 mars avec deux très forts pics de pollution radioactive (2) correspondant aux rejets initiaux massifs des 3 réacteurs ; Ensuite, un débit de dose régulier (3) correspondant au rayonnement émis par le dépôt radioactif consécutifs aux pics de pollution précédents ; quelques soubresauts de faible amplitude (4) signes de dispersion dans l’air de nouveaux rejets venant de Fukushima ; enfin (5), une décroissance régulière du dépôt radioactif, signe de l’absence d’arrivées de nouvelles pollutions.
IRSN |
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Carte des contaminations
On dispose de cartes donnant les prévisions de doses au sol. L’IRSN a estimé la dose susceptible d’être reçue pendant la première année par la population locale en raison de l’irradiation externe due aux radioéléments déposés sur le sol. Les doses annuelles estimées sont des doses externes résultant des rayons gamma émis par ces dépôts, qui n’incluent pas les expositions dues à des aliments contaminés ou à l’inhalation de particules radioactives. La carte obtenue fournit des indications précieuses sur la répartition de la contamination.
Les tâches de contamination réparties, selon une bande étroite se dirigeant vers le nord-ouest, débordent de la zone des 20 km autour de la centrale. Des parties de la zone à l'inverse sont peu touchées. La zone la plus contaminée dépassant les 30 mSv par an (l’équivalent de trois scanners ou de 15 fois la radioactivité naturelle) est peu étendue. La principale contribution à cette dose sera celle due aux dépôts de césium-137 au sol (celle de l’iode aura disparu).
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Première carte des dépôts et expositions externes Cette carte a été établie à partir de mesures de doses ambiantes effectuées par un aéronef du Département de l’Energie (DOE) américain qui a sillonné de long en large la zone contaminée.
IRSN/DOE-NNSA |
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Dans les endroits habités, on peut quand c'est possible réduire cette contamination par un lessivage des rues et des murs. La décontamination de surfaces importantes requiert une cartographie minutieuse des «points chauds» où le vent et la pluie peuvent avoir concentré les retombées radioactives. Les objets contaminés sont ensuite envoyés à une décharge spécialement protégée, où même la poussière peut être enterrée si la contamination est suffisamment élevée (NB : En dehors des surfaces contaminées, le nettoyage des sols dévastés par le tsunami sera de grande ampleur).
Sujets voisins : Centrale de Fukushima-Daiichi, Circonstances et causes, Piscines de combustibles usés, Zone des 20 km, Eaux radioactives, Pollution marine, Risques sanitaires
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Voir aussi :
Premières estimations des doses reçues à Fukushima (IRSN pdf) New Yorr Times : Evaluation des radiations au 2 avril , près et au loin (anglais) Problème des fuites d'eau radioactives : schéma du New York Times
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