 Allemagne : ancienne mine de Gorleben
 Piscine d’entreposage de Sellafield
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Dans la plupart des pays dotés du nucléaire, les solutions pour gérer les déchets de haute activité sont encore le plus souvent en phase d’évaluation.
L’entreposage est la règle dans tous les pays concernés. Des décicions quant à l'avenir sont rarement prises.
La Belgique constitue un exemple. Les déchets radioactifs sont traités, conditionnés à l'Usine de la Hague, puis entreposés sur leur lieu de production ou dans des installations centralisées sur le site de Dessel-Mol. Des études sur le stockage sont menées au laboratoire souterrain de Mol, à 230 m de profondeur.
La décision de principe d'un stockage géologique est attendue prochainement. Par ailleurs la Belgique, joue un rôle actif dans l'exploration de voie de la transmutation en hébergeant, toujours au laboratoire de Mol, le projet MYRRHA.
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- Au Royaume Uni, les déchets radioactifs de faible activité sont stockés dans des installations de surface à Dounreay et dans une installation en faible profondeur à Drigg. Les déchets radioactifs de moyenne activité sont stockés sur les sites où ils sont générés, seule une faible proportion d'entre eux étant aujourd'hui conditionnés.
Les déchets radioactifs de haute activité sont, pour leur plus grande part, entreposés à Sellafield à proximité des installations de retraitement. Un comité, le Committee on Radioactive Waste Management a été chargé de recommander au Gouvernement une stratégie pour la gestion à long terme de ces déchets avec une consultation par étapes, avec plusieurs options techniques (entreposage ou stockage). Le processus de consultation pour l'implantation d'un centre de stockage géologique suit son cours. La Grande-Bretagne, une des pionnières autrefois du nucléaire est en retard : ce centre de stockage devrait être opérationnel vers 2040.
- En Suisse, tous les déchets de haute activité sont centralisés à Zwilag. Un projet de stockage souterrain est à l'étude.
- En Finlande, le Parlement a pris une décision de principe de stockage géologique en s’appuyant sur un fort consensus politique et économique. Ce petit pays nordique est, avec la Suède voisine, dun des plus avancés. Un laboratoire souterrain va être réalisé sur le site d’Olkiluoto qui accueille déjà des installations nucléaires (centrales, stockage de déchets de faible activité).
- En Allemagne, les déchets radioactifs sont entreposés dans des centres de collecte établis dans les Länders, dans les grands centres de recherche (Jülich, Karlsruhe), sur les lieux de production et dans les sites d’entreposage de Mitterteich et Gorleben. Une vaste réflexion est en cours pour redéfinir le processus et les critères devant conduire au choix d’un site de stockage. Du fait de sa décision d’arrêter le retraitement de ses combustibles usés en 2005, l’Allemagne devra gérer à la fois les déchets vitrifiés produits avant 2005 et les combustibles usés non retraités après cette date. Le projet de stockage dans un dome de sel des anciennes mines de Gorleben à 800 m de profondeur a été interrompu en raison de l'opposition puissante des Verts Allemands. L'avenir est confus. Il faudra sans doute un jour enfouir déchets radioactifs et combustibles usés (avec leur plutonium).
- En Russie, une loi sur la gestion des déchêts a été votée en 2011. Elle prévoit là partir de 2016 a construction d'un lmaboratoire profond dans le granite pour les déchets de haute activité.
- Au Japon, les déchets issus du traitement du combustible usé sont actuellement entreposés à Rokkasho-Mura et les combustibles usés sur les sites des centrales, avec les inconvénients que cela comporte comme on a pu le voir à Fukushima. La solution ultime retenue pour les déchets de moyenne et haute activité est le stockage dans une couche géologique située entre quelques centaines de mètres et mille mètres de profondeur (roche cristalline ou couche sédimentaire). Les études sont en cours. Deux laboratoires souterrains sont en cours de creusement (fin 2011).
- Inde, Chine, Corée du Sud. En Inde, un laboratoire creusé dans le granite est en construction. En Chine elle est envisagée, ainsi qu'une alternative dans l'argile. En Corée du Sud elle est étudiée.
Source : Journal de l'ANDRA (N°8, automne 2011)
Sujets voisins : Aux USA, Le WIPP, En Suède
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