Matières valorisables



Inventaire des stocks d’uranium et de plutonium réutilisables



Entreposage d’uranium appauvri
La contrepartie de l'enrichissement de l’uranium en isotope 235 pour alimenter les centrales nucléaires en combustible est l’accumulation de quantités relativement importantes d’uranium appauvri, 220 000 tonnes à la date du 31 décembre 2002. Cet uranium est entreposé, essentiellement à Pierrelatte sur le site de Tricastin sous forme d’oxyde U3O8, mais également à Bessines-sur-Gartempe (87). Ces stocks sont conséquents mais restent minimes par rapport à d’autres matières premières comme le charbon ou le pétrole. Malgré une réputation usurpée, ce matériau est très peu radioactif.
COGEMA

Les matières radioactives qui possèdent une valeur énergétique sont le plutonium et si l’on raisonne à long terme l’uranium. Le plutonium issu des réacteurs est actuellement (2005) partiellement recyclé en France par le biais des combustibles MOX.

L’uranium possèdera lui aussi un grand potentiel énergétique quand il sera utilisé dans des réacteurs surgénérateurs. Actuellement, l’uranium de retraitement (URE) est utilisé pour fabriquer du combustible neuf car il contient plus d’isotope 235 fissile que l’uranium naturel.

Les matières utilisées pour la fabrication des armes ou au titre de stocks stratégiques sont couvertes par le Secret Défense, et non recensées dans l’Inventaire national. Il existe une comptabilité de ces matières sensibles vis-à-vis de la Défense nationale et que la France s’est engagée à recenser au titre du contrôle de la non prolifération.

Il s’agit ici de donner quelques ordres de grandeur simples. Les chiffres sont donc globaux, prenant en compte les principaux stocks, tels qu’ils sont déclarés par les détenteurs.


Inventaire du valorisable (uranium et plutonium)


Suite de l'inventaire (sources diverses)

Les principales matières comptabilisées sont les suivantes :

L’uranium appauvri : Il constitue de loin le stock le plus considérable. Il est la contre-partie de l’enrichissement en uranium-235 qui intervient lors de la fabrication du combustible nucléaire. Il est produit en plus grande quantité que les autres matières valorisables. En effet pour obtenir une tonne de combustible enrichi à 3,5 %, il faut appauvrir 5,6 tonnes d’uranium à 0,2 %. Il s’agit d’un matériau peu radioactif dont l’activité est comparable à celle de l’uranium naturel. Il est entreposé pour l’essentiel à Pierrelatte et à Bessine-sur-Gartempes.

L’uranium de traitement (URE) : Séparé des combustibles usés lors des opérations de traitement, il est entreposé à Pierrelatte et à Marcoule. Sa radioactivité est supérieure à celle de l’uranium naturel, du fait surtout de la présence d’impuretés.

Le plutonium : Il est également extrait lors du traitement du combustible usé, est essentiellement entreposé à La Hague et dans les installations du CEA.

Cas des combustibles usés non encore retraités



Ces matières sont entreposées dans de grandes piscines ou des puits ventilés en attente d'un retraitement ou non. Elles contiennent du plutonium et de l’uranium qui pourraient être récupérés en cas de retraitement. Ces matières sont les suivantes :

Les combustibles usés à l’oxyde d’uranium entreposés à La Hague pour traitement.
Les combustibles à l’uranium de traitement enrichi et les combustibles MOX qui pourraient être retraités au delà de 2020.
Les autres combustibles usés liés à d’anciennes filières de réacteurs, à la Recherche ou à la Défense.

Sujets voisins : Classement des déchets, Déchets radioactifs divers


Voir aussi :

Combustibles mixtes : le Mox
Utilisation du plutonium