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Retraiter ?
L'option du retraitement du combustible usé
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Piscine d'entreposage de la Hague Les assemblages de combustible usé en provenance des réacteurs français sont entreposés durant 3 à 5 ans dans des grandes piscines à l'usine de la Hague, en attendant d'être retraités. Les assemblages qui ne sont pas retraités sont entreposés dans d'autres piscines souvent proches des réacteurs où ils attendent qu'une décision soit prise sur leur sort. Tel est le cas des combustibles usés des réacteurs américains, dont les piscines d'entreposage commenceront à être pleines vers 2008.
COGEMA/ Taillat (Jean-Marie) |
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Le retraitement du combustible irradié est dérivé d’un procédé initialement développé pour extraire du plutonium à des fins militaires. Tel qu’il est mis en œuvre à l’échelle industrielle, il se limite aujourd’hui à la séparation de l’uranium et du plutonium .Une fois séparés, l’uranium et le plutonium sont considérés comme des matières valorisables. Le résidu extrêmement radioactif est composé de produits de fission et d’actinides mineurs . Ces matières sont considérées comme des déchets.Le retraitement est parfois présenté comme réduisant l'inventaire de radiotoxicité. Il permet certes de valoriser le plutonium et l'uranium appauvri voire l'uranium de retraitement après ré-enrichissement. Mais, à lui seul, il ne réduit pas l'inventaire global de radiotoxicité séparée en deux fractions, celle des matières reutilisables et celle des déchets.
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 Réduction de la toxicité des déchets
 Réduction du volume des déchets
 Une structure accommodante
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La séparation du plutonium n’est justifiée que si ce dernier est réutilisé. Extraire cet élément hautement radiotoxique pour finalement l’enfouir ailleurs n'aurait guère de sens. La plus grande partie du plutonium produit par les réacteurs français sert actuellement à fabriquer du combustible MOX, une solution modérément efficace pour consommer le plutonium.
Le retrait de l’uranium (95 % de la masse) réduit sensiblement le volume des déchets ainsi que la chaleur dégagée. Les installations qu’il faudra finalement construire pour enfouir les verres seront moins importantes et moins coûteuses que pour du combustible non retraité.
Les résidus très radioactifs du retraitement sont vitrifiés, c’est-à-dire incorporées au sein d’une matière vitreuse capable de piéger la radioactivité, très résistante aux radiations et aux agressions chimiques. Lors de la vitrification, toutes les fragilités résultant de l'irradiation présentes dans le combustibles usés sont gommées. La structure d'accueuil est remis à neuf.
Le retraitement du combustible provenant des réacteurs civils est actuellement pratiqué dans deux installations industrielles, à la Hague en France et Sellafield en Angleterre. Une troisième usine est en construction à Rokashomura au Japon. Il existe également des installations pour le nucléaire militaire. En France, les matières d’origine militaires sont traitées dans une unité spéciale de la Hague.
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Des réacteurs à l’étude seraient capables de régénérer leur combustible et de brûler non seulement le plutonium mais les actinides. Le retraitement du combustible deviendrait incontournable avec la plupart des concepts de réacteurs de quatrième génération qui remplaceraient vers 2040 les réacteurs actuels à uranium et neutrons lents.
Ce retraitement du futur, plus poussé que celui du procédé actuel, irait jusqu’à la séparation des actinides et de certains produits de fission à vie longue. Il serait alors possible de détruire ces éléments dans des installations spécialisées ou de les conditionner dans des matériaux adaptés. Le retraitement est sans doute la clé pour un nucléaire plus propre. Dans cette perspective, la position des Etats-Unis, longtemps hostile ou réticente , est en train d’évoluer.
Sujets voisins : Déchets ou ressources ? , Ne pas retraiter, Que faire du plutonium?, Quel coût ?
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Voir aussi :
Axe 1 : Séparation Axe 1 : Transmutation Retraitement du combustible
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