Panorama déchets France



Un survol des catégories françaises de déchets …


Déchets de haute activité


Déchets de moyenne activité à vie longue


Déchets de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC)

Les déchets radioactifs sont répartis en France entre 5 catégories d’après leur activité et durée de vie des radioéléments qu’ils contiennent. Les deux premières catégories concentrent à elles seules presque toute la radioactivité totale pour moins de 5% du volume. Elles font l'objet de recherches dans le cadre de la loi Bataille du 30 décembre 1991. Leur gestion est dans l'attente de décisions qui seront prises par le parlement en 2006 en fonction du résultat de ces recherches.

Les deux catégories suivantes de faible radioactivité, qui représentent environ 84% du volume des déchets inventoriés, bénéficient d’une gestion définie et bien rôdée. Un stockage est en projet pour la cinquième catégorie des déchets de faible activité à vie longue.

Déchets de haute activité (HA) ou de Type C : Les déchets HA représentent 96,05% de la radioactivité totale des déchets mais seulement 0,2 % du volume de l’inventaire national. Ils sont entreposés sur les sites de La Hague et de Marcoule. Les matières radioactives sont coulée dans un bloc de verre à l’intérieur d ‘un conteneur en acier inoxydable, à l'exception de quelques déchets anciens qui ne sont pas encore conditionnés.

Déchets de moyenne activité à vie longue (MA-VL) ou de type B : Ces déchets représentent 3,87% de la radioactivité totale des déchets et 4,6 % du volume de l’inventaire national. Ils sont entreposés pour l’essentiel sur les sites de La Hague et de Marcoule. Seuls 36 % des déchets MA-VL sont conditionnés. La plupart des déchets anciens, entreposés à l’époque, sont encore à reprendre et traiter.

Déchets de faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC) ou de type A : Ces déchets représentent 0,07% de la radioactivité totale et 79,6 % du volume de l'inventaire national. Depuis 1992, ils sont pris en charge dans des ouvrages en béton de grandes dimensions, au Centre de stockage Andra de l’Aube. Ce Centre a déjà accueilli 136 562 m3 de déchets à fin 2002 et dispose d’une capacité globale d’un million de m3. Il devrait se remplir en cinquante ans au rythme actuel. Il succède au Centre de stockage de la Manche qui a accueilli plus de 500 000 m3 de 1969 à 1994.


Déchets de très faible activité (TFA)


Déchets de faible activité à vies longues (FA-VL)

Déchets de très faible activité (TFA) : Les déchets TFA représentent une part très faible de la radioactivité totale et 11,1 % du volume (108 219 m3 accumulés au 31 décembre 2002) de l'Inventaire national. Ils sont principalement produits sur les sites des installations nucléaires. Conteneurs métalliques, gros sacs de gravats, fûts métalliques, pièces métalliques massives…, ces déchets sont stockés en surface.

Après d'éventuels traitements (compactage par exemple), ils sont placés dans des alvéoles creusées dans l’argile, au Centre de Morvilliers exploité par l’Andra depuis août 2003. D'une capacité de 650 000 m3, ce centre de stockage doit pouvoir accueillir des déchets, au rythme actuel, pendant trente ans.

Déchets de faible activité à vie longue (FA-VL) : Les déchets de cette cinquième catégorie sont en attente d’une solution de gestion définitive qu'étudie l’ANDRA. A ce jour, aucun site d’implantation n’a encore été défini. Ils représentent 0,01 % de la radioactivité totale et 4,5 % du volume de l'inventaire national. Ils incluent les déchets dits radifères et une partie des déchets graphites en provenance du démantèlement des anciennes centrales de la filière graphite-gaz, le reste étant comptabilisé dans les stocks futurs.

Enfin, les déchets miniers de très faible activité, résidus de traitement de minerais, sont comptabilisés à part. Ils sont stockés directement sur les sites des mines d’uranium. Ils représentent environ 50 millions de tonnes.

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