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Les déchets très radioactifs enfouis dans un centre de stockage sont destinés à un repos qui se veut éternel, comme le suggère bien le terme de repository par lequel les anglo-saxons désignent ces grandes installations.A cet égard, les efforts déployés par les ingénieurs pour garantir cette éternité ne sont pas sans rappeler - la motivation du sacré en moins - l’ingéniosité des anciens égyptiens pour garantir l’inviolabilité des tombeaux de leurs pharaons.
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 Stockage des déchets de type B
 Stockage des déchets de type C
 Espacement des colis C dans une cellule
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Le choix en 2006 d’un milieu argileux et la décision d’y construire un site de stockage des déchets de haute et moyenne activité n’est que la première étape d’une longue procédure. Elle doit être suivie en 2015 du choix d’un emplacement sur la base des études qui continueront à être faites au laboratoire de Bure. Il faudra identifier dans l’argilite du Callovo-oxfordien, à environ 500m de profondeur, un volume suffisant, homogène, dépourvu de faille, d'environ 2 km de côté et de quelques 200 mètres d’épaisseur.
Le laboratoire souterrain de Bure est parfois présenté, à tort, comme l’emplacement du futur centre de stockage. Le centre sera construit dans une zone de 200 km2, dite de transposition, qui inclut le laboratoire, sans être au même endroit, et bénéficie des conditions propices rencontrées à Bure. Les couches géologiques propices sont des ressources rares à utiliser au mieux et les recherches qui visent à diminuer le volume des déchets ultimes à enfouir le moment venu seront cruciales de ce point de vue * .
Un tel centre de stockage représentera en effet une très grosse installation dont la surface sera de plusieurs km2. L’installation souterraine sera constituée d’alvéoles creusées dans la formation d’argilite, où seront déposés des conteneurs de déchets. Ces conteneurs sont constitués des colis primaires comme ceux actuellement produits à l’usine de la Hague.
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Les projets de l’Andra prévoient trois zones distinctes de remplissages pour les trois catégories de déchets à longue durée de vie envisagés, les déchets C de haute activité , B de moyenne activité et des assemblages de combustibles usés si on décidait d'en enfouir.
Les déchets sont stockés sur un seul niveau situé au milieu de la couche du Callovo-Oxfordien de façon à bénéficier de l’épaisseur maximum d’argilite imperméable au dessus et au dessous. Les cellules de stockages sont des tunnels aveugles qui seront colmatés après remplissage. Les puits d’accès sont regroupés sur un côté. Les zones de remplissages et l’architecture générale des installations sont configurés en cul-de-sac. Les alvéoles sont disposées de façon à limiter la température des roches au contact des cellules à moins de 100°C. Ceci conduit à espacer les cellules contenant des déchets qui dégagent de la chaleur.
Les alvéoles de remplissages sont regroupées en modules indépendants pour des raisons de sûreté. Ce découpage facilite la gestion du site et son évolution, un module pouvant être rempli tandis qu’un autre est en construction en tirant profit de l’expérience acquise. Il faut garder en mémoire que la construction d’un tel ouvrage et son remplissage s’étaleront sur des dizaines d’années durant lesquelles la nature, le volume des déchets à enfouir évolueront du fait des progrès technologiques. L’impératif d’un stockage réversible inscrit dans la loi française dépasse la simple possibilité de pouvoir récupérer un certain temps les déchets. Il signifie aussi la possibilité d’une gestion progressive et flexible laissant aux générations futures le choix de leurs décisions.
Sujets voisins : Milieu argile, Laboratoire de Bure, Acquis sur le stockage, Stockage de colis B(vidéo), Stockage de colis C(vidéo)
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