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Comment se protéger de la radioactivité ?
La peur des rayonnements remonte au début du XXème siècle, lorsque les premiers radiologues en ont été victimes. A l'époque, la radioactivité suscita beaucoup d'engouement, mais, petit à petit, on s'aperçut qu'à doses trop fortes, ces rayonnements pouvaient être nocifs. Beaucoup plus tard, en 1945, l'emploi de l'arme atomique à Hiroshima et Nagasaki a mis en évidence les dangers gravissimes liés à une utilisation malfaisante de l'énergie nucléaire. Plus près de nous en 1986, l'accident de Tchernobyl a profondément marqué les esprits.
Cette peur tient aussi au caractère mystérieux et insidieux des rayons. Ils ne sont pas douloureux et les leucémies, cancers qui peuvent être déclenchés par l'exposition aux rayonnements, mettent souvent des années à apparaître. Sauf dans le cas de doses très fortes, il est très difficile d'affirmer que l'apparition d'un cancer a pour origine une irradiation ancienne.
De nombreuses questions demeurent encore sans réponse. L'incertitude principale concerne la relation entre la dose reçue et le risque encouru. Existe-t-il un seuil en dessous duquel la radioactivité n'a pas d'effets (la question des faibles doses) ? Les effets dépendent beaucoup de la façon dont la dose est étalée dans le temps, des organes exposés et de l'âge de la personne au moment de l'irradiation.
Il est nécessaire de définir des doses « pour le vivant » qui soient représentatives de la sensibilité du corps humain entier ou, en médecine, d'un organe particulier. Dans le cas d'un accident, ces doses sont difficiles à calculer.
La radioprotection est l'art d'étudier ce risque et de s'en protéger. Le principe de précaution suppose que le risque n'est jamais nul (une supposition sans doute pessimiste). Des règlements visent à réduire les expositions dues aux activités humaines à des valeurs aussi faibles que possibles.
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