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Génération III
Les réacteurs de demain avant ceux d'après demain
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[Réacteurs EPR, EPR : une sécurité accrue]
Les réacteurs de troisième génération sont appelés à remplacer progressivement les réacteurs de seconde génération actuellement en service. Les premiers sont en phase de construction. Le plus connu en France est l’EPR dont le premier exemplaire a été commandé par EDF pour le site de Flamanville. Sa connexion au réseau, initialement prévue en 2012, devrait avoir lieu en 2014.
Les réacteurs de troisième génération ont été conçus dans les années 1990. Ils sont amenés à être déployés dans le cadre d’une renaissance du nucléaire observée aujourd'hui et d’un marché énergétique en pleine croissance et diversifié. La période prévue de leur déploiement est 2000 – 2040.
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Modèles de réacteurs de troisième génération Quelques modèles "évolutionnaires" proposés par les principaux construceurs de réacteurs américano-japonais et européens : Pour les réacteurs à eau bouillante (GE-Hitachi) l'ABWR ( Advanced BWR) et ESBWR (Economic Simplified BWR) ; pour les réacteurs à eau pressurisé, l'Advanced PWR (AP-1000) de Westinghouse-Toshiba) et l'European (Evolutionnary) PWR (EPR) de AREVA.
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Il s’agit souvent de très grosses unités, dont la puissance atteint 1600 MWe dans le cas de l’EPR, qui font l’objet de gros contrats. Le spectacle est devenu familier de présidents et premiers ministres accompagnés dans leur suite d'industriels du nucléaire quand ils vont au Moyen-Orient, en Chine ou en Inde. Les principaux acteurs se disputent vivement le futur marché : réacteurs avancés à eau pressurisée avec AREVA pour l’EPR et Westinghouse-Toshiba pour l’AP-1000 ; réacteurs avancés à eau bouillante avec l’ABWR et l’ESBWR américano-japonais de General-Electric-Hitachi ; ou encore réacteurs russes (VVER-1200 / 600) ou canadiens de type CANDU à eau lourde (ACR-1000).
Parmi les 41 nouvelles centrales qui étaient en construction dans le monde en juin 2008, certaines étaient du type Génération III, comme les premiers EPRs de AREVA à Olkiluoto en Finlande et de Flamanville en France, ainsi que celui de Taishan en Chine dans la province du Guangdong. A la même date, 9 commandes d’unités électro-nucléaires avaient été confirmées en Chine, Corée, Japon et Russie. En Chine il s'agit entre autres des premiers AP-1000 (Advanced PWR, 1100 MWe) de Westinghouse - Toshiba - Shaw dont la construction a commencé en 2009 à Haiyang (Shandong) et à Sanmen (Zhejiang).
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Construction du premier EPR en Finlande Pose en 2009 du dôme du réacteur d’Olkiluoto, le premier réacteur EPR à être construit par AREVA et Siemens. La construction a franchi une étape importante le 22 juin 2010 avec l’installation sous pression du réacteur.. Le projet a pris un retard de 3 ans et la date attendue pour qu’il soit opérationnel est maintenant fin de 2012. La perte estimée due à ce retard est estimée à $2.8bn.
Bouygues/Pierre-François Grosjean |
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Une sécurité et une rentabilité accrue
Bien que les réacteurs à eau légère de seconde génération bénéficie d’un excellent palmarès en termes de sûreté, de gros efforts ont été déployés pour améliorer encore cette sûreté et réduire les rejets déjà très faibles de radioactivité dans l’environnement.
Par exemple, l’EPR dispose de systèmes de sûreté avancés. Une double enceinte de béton de très forte épaisseur assure le confinement des matières radioactives en cas de fusion accidentelle du cœur. Un système de recombinaison de l'hydrogène permet d'éviter une accumulation d'hydrogène et donc une détonation. Les protections contre les secousses sismiques sont améliorées. Une nouveauté significative est le « récupérateur de corium »: c'est un dispositif pour limiter au maximum les conséquences d'un accident grave si, malgré les nombreuses mesures de prévention, il se produisait quand même. La sûreté est enfin accrue du fait de la présence de systèmes de contrôle et de sécurité plus que redondants.
Cette recherche de la sécurité maximale à un coût. Le coût de l'EPR est l’une des raisons de la perte en 2010 d’un contrat de plusieurs unités dans les Emirats du Golfe au profit de concurrents sud-coréens. Par ailleurs, ce gros réacteur n'est pas toujours adapté aux besoins et aux désirs de pays qui recherchent des unités moins puissantes.
Sujets voisins : L'option nucléaire ? , Réacteurs de génération IV, Réacteurs à hautes températures, Réacteurs hybrides ou ADS
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