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L'autorité de Sûreté doit être Autorité. L’exploitant japonais pour des raisons d’économie avait sous-estimé les risques liés aux tsunamis, et l’autorité de sûreté japonaise, dépendante du puissant ministère de l’Industrie n’avait pas les moyens d‘imposer les mesures appropriées
Une campagne de vérification de la sûreté des installations en fonctionnement a été entreprise à l’échelle européenne, les Stress-tests. En France, l’Autorité de Sûreté Nucléaire a publié en janvier 2010 un rapport très attendu, passant au crible les 79 sites nucléaires en France. Le rapport conclut qu’aucune de ces installations nécessite d’être arrêtée mais que la poursuite de l’exploitation des centrales nécessite d’augmenter leur robustesse face aux situations extrêmes.
Voici quelques préconisations de ce rapport :
- Sanctuariser les fonctions fondamentales pour la sûreté sous forme de « noyaux durs ». Par exemple, "bunkeriser" un centre de gestion de crise ou encore la mise en place d’un groupe « électrogène diesel d’ultime secours ». et celle d’une alimentation en eau d’ultime secours. Source d’alimentation en eau plus robustes et renforcement de protection contre les inondations : Blayais, Cruas, Gravelines, Saint-Alban, Tricastin.
- Instituer une "Force d’action rapide nucléaire". Proposé par EDF, ce dispositif, comprenant des moyens matériels et humains, devrait pouvoir intervenir en moins de 24h sur tout site accidenté. Plusieurs centaines de personnes y seront nécessaires
- Imposer des mesures pour réduire le risque de dénoyage des combustibles usés entreposés dans les piscines.
- Renforcement des radiers. Etudier la faisabilité de dispositifs supplémentaires permettant de protéger ven cas d’accident grave les nappes phréatiques au voisinage des centrales ou de la Hague.
La mise en œuvre de certaines préconisations serait coûteuse. La presse a fait état de milliards d’euros. Un groupe électrogène diesel d’ultime secours coûterait entre 30 et 50 millions d’euros ; ceci paraît beaucoup, le prix d’un beau château !. Certaines mesures ne seraient effective qu’en 2018. Faut-il payer si cher pour s’approcher du risque zéro ? La France n’est pas le Japon. Si une grosse météorite peut en théorie tomber au large de Flamanville, une inondation qui toucherait un site comme celui du Blayais ou du Tricastin n’aurait pas l’ampleur d’un tsunami. D’un autre côté comme le dit, André Lacoste, le président de l’Autorité de Sûreté : " Malgré les précautions prises, un accident nucléaire ne peut jamais être exclu. C’est ce qui fonde notre action ".
Sujets voisins : Confiner la radioactivité, Refroidissement du combustible, Arrêt du réacteur, Causes non naturelles
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