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Transports
Les transports de matières radioactives sont-ils dangereux ?
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Déchargement d’un château de transport Déchargement dans le port de Cherbourg du Pacific Sandpiper, un bateau spécialisé dans le transport de matières radioactives entre le Japon et la France. Dans un sens, des emballages de combustibles usés de centrales japonaises sont déchargés pour être traités à la Hague. Plusieurs années après, les assemblages de combustible MOX et les déchets vitrifiés produits du retraitement sont renvoyés au Japon. Ces transports par mer sont rares. Ils sont très contrôlés.
SIDNEY JEZEQUEL /COGEMA |
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[Transports de haute activité, Sécurité des transports, Incidents de transports]
La question a été souvent posée par les adversaires de l’énergie nucléaire des dangers liés aux transports de matières fortement radioactives. A plusieurs reprises, des militants s’attachèrent à des rails pour bloquer des trains venant ou allant en Allemagne qui transportaient du combustible irradié ou des déchets vitrifiés. L’un deux qui n’arriva pas à se défaire de ses liens à l’arrivée d’un convoi périt tragiquement.
Quels dangers présentent en général les transports de matières radioactives ? Quelles sont les précautions prises ? La grande majorité, 90% du nombre total, sont des transports de sources radioactives notamment pour la médecine nucléaire dans les hôpitaux. Les distances sont généralement courtes et l’activité des sources reste modeste. Les précautions prises rentrent dans le cadre standard de la radioprotection.
L’industrie nucléaire est responsable de 10% du nombre des transports, des transports beaucoup plus conséquents. Ceux qui causent le moins de problèmes sont liès à la fabrication du combustible et à l’alimentation des réacteurs. Ils représentent environ 300 chargements par an en France. L’uranium naturel ou enrichi est peu radioactif. Par exemple, les risques présentés par le transport de l’hexafluorure d’uranium de l’usine de conversion à celle d’enrichissement sont beaucoup plus chimiques que radiologiques.
Beaucoup plus critiques sont les transports liés au combustible après son passage en réacteur. Des matières hautement radioactives tenues normalement à l'écart du monde vivant sont en amenées à circuler sur l’océan, par la route ou le rail : combustibles irradiés (450 par an), poudres d’oxydes de plutonium, combustibles MOX .
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 Château de transport de déchets vitrifiés
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En sortie du retraitement à l’usine de la Hague, les déchets vitrifiés et les matières valorisables appartenant à des compagnies étrangères sont renvoyés à leurs propriétaires parfois au delà des mers. Aux Etats-Unis, les combustibles usés sont actuellement entreposés auprès des réacteurs. Ils devront un jour transiter sur de longues distances vers le site de stockage de Yucca Mountain dans le Nevada.
A côté du risque d'une dissémination accidentelle, il y a celui de vols ou d'actions terroristes. Ces transports sensibles font l'objet de réglementations très rigoureuses, édictées au niveau international par l'Agence Internationale pour l'Energie Atomique (IAEA) et aux niveaux nationaux par les organismes de sûreté.
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Les dangers ne doivent être ni minimisés, ni surestimés. Les transports de combustibles et de déchets concernent des volumes extrêmement faibles en comparaison de ceux nécessaires pour l'approvisionnement en pétrole, étant donné qu'un gramme de plutonium produit autant d'énergie qu'une tonne de pétrole. Les retours par mer au Japon de Mox et plutonium se comptent sur les doigts d'une main et ne sauraient être comparés à l'armada assurant le trafic pétrolier. Les transports sophistiqués du nucléaire, réglementés et surveillés, ne sont pas à la portée d'armateurs véreux comme ceux de l'Erika. en 2003.
Sujets voisins : Conditionnements, Stockages de déchets, Entreposages, Gestion à l'étranger
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Voir aussi :
Les transports de l'uranium
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