 Terminal de Valognes
 Arrivée des combustibles irradiés
 Retour de déchets vitrifiés au Japon
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Des transports de haute activité
Les transports des matières de haute activité produites par les réacteurs nucléaires sont de loin les plus importants. Le nombre de ces transports en France est de 450 par an pour les combustibles irradiés, d’une cinquantaine pour la poudre d'oxyde de plutonium, et d’une dizaine pour les combustibles MOX .
Aux Etats-Unis où les combustibles usés sont entreposés auprès des centrales dans l’attente d’un stockage, les transports de combustibles usés sont à venir, donc encore rares.
Au contraire, le retraitement du combustible irradié tel qu’il est pratiqué en France nécessite le transport de ces matières radioactives du site de la centrale à l'usine de retraitement.
Au moment où ils sont sortis de la piscine attenante au réacteur où ils étaient entreposés, les éléments de combustible sont très radioactifs, environ 2 millions de curies (74 000 TBq) par tonne après un an de séjour. Cette très forte activité impose de transporter les éléments de combustible dans des conteneurs spécialement conçus appelés « châteaux ». En France, les assemblages REP sont transportés dans des châteaux contenant chacun 12 assemblages de 500 kg , sous air sec.
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Le château de transport constitue une barrière de confinement telle qu'elle permet le transport de l'élément combustible par la route ou par le train. Ces conteneurs d'acier sont très résistants. Leurs parois épaisses protègent des radiations et leur étanchéité empêche la dissémination des matières radioactives.
La quasi-totalité du combustible irradié destiné au retraitement est acheminé par chemin de fer jusqu'au terminal ferroviaire de Valognes puis par route jusqu'à l'usine de la Hague. Le transport maritime est utilisé principalement par le Japon, et des pays lointains comme l'Australie, qui ne possèdent pas d'installation de retraitement. Le Japon expédie son combustible irradié aux usines de La Hague et de Sellafield en Grande-Bretagne.
À l'arrivée, le château contenant les éléments combustibles irradiés est déchargé. Les éléments combustibles sont déposés dans one des piscines de l'usine de retraitement de La Hague où ils attendront encore plusieurs années avant d'être retraités.
A l'issue du retraitement, le plutonium récupéré est envoyé conditionné en boîtes à l’usine de fabrication de combustible MOX.
Transports de déchets vitrifiés : Les déchets vitrifiés français,pour le moment entreposés à l’usine de la Hague, ne nécessitent pas de transports.
Ceux appartenant à des pays étrangers sont retournés. Ces transports sont peu nombreux. Ainsi entre 1995 et 2001, deux transports terrestres ont été organisés vers l'Allemagne en 1996 et 1997, ainsi que trois vers la Belgique en 2000 et 200, d'autres vers la Suisse ; six retours de résidus vitrifiés vers le Japon ont eu lieu respectivement en 1995, 1997, 1998, 1999 et 2000.
Ces transports se sont ralentis durant la décennie suivante. Le Japon a mis en service sa propre usine de retraitement à Rokkasho-Mura. L'Allemagne a prévu d'arrêter le retraitement du combustible de ses centrales.
En novembre 2010, a eu lieu le onzième convoi de déchets vitrifiés de la Hague à Gorleben en Basse-Saxe où ils sont entreposés. Ce convoi surnommé le 'train de l'enfer" ou "Tchernobyl roulant" par les antinucléaires allemands est en principe l'avant dernier. Ses convois ont beaucoup attiré l'attention des médias du fait de l'opposition virulente des mouvements écologistes. C'est au cours du convoi de 2004 qu'un militant qui s'était attaché aux rails est mort tragiquement faute de n'avoir pu détacher à temps ses liens.
Sujets voisins : "Train de l'enfer", Sécurité des transports, Incidents de transports
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