Sécurité des transports

Transport par le rail


Essai de chute et tenue au feu


Essais de sûreté

Un luxe de précautions pour garantir des transports sûrs.

Les matières nucléaires sont très radioactives. Comment éviter tout risque d’accident, garantir la sûreté maximale ? Pour atteindre ces objectifs, on fait appel aux principes de la « défense en profondeur ». La sûreté maximale est assurée par la robustesse des emballages, la fiabilité des transports, et aussi la prévention des accidents.

La radioactivité du combustible irradié impose de le transporter dans des conteneurs spécialement conçus appelés « châteaux ». En France, les assemblages REP sont véhiculés dans des châteaux contenant chacun 12 assemblages, sous air sec. Des châteaux de caractéristiques similaires sont utilisés pour les transports de MOX et des déchets vitrifiés. Leurs parois épaisses protègent des radiations et leur étanchéité empêche la dissémination des matières radioactives.

Le château de transport constitue une barrière de confinement telle qu'elle permet l'acheminement de l'élément combustible ou de déchets par la route, par le train, ou par mer.

Ces conteneurs d'acier très résistants de plus de 100 tonnes ont des parois atteignant 30 cm Les châteaux sont conçus pour résister au feu, à un tir de roquette et à l’écrasement qui pourrait survenir lors d’un accident du camion ou du train qui les transportent. Ils doivent subir des tests de résistance au choc (50 km/h), à la perforation, à l'incendie (feu de 800°C pendant 30 minutes) ou à l'immersion (sous 200 m d'eau).

Le rail, qui est reconnu comme un moyen de transport très sûr pour les convois de fort gabarit, est choisi en priorité pour les colis lourds ou encombrants dès lors qu'il existe une liaison ferroviaire disponible.

Le transport maritime représente 3 % des transports de matières radioactives du cycle du combustible nucléaire.

Les navires utilisés pour le transport vers le Japon du combustible MOX sont équipés de dispositifs spéciaux et redondants comme une double coque, des systèmes de détection et d'extinction d'incendie et des radars anti-collisions. Le parcours du navire, qui bénéficie d'une protection armée, est suivi en temps réel à l'aide d'un système de positionnement par satellite.

Aucun transport de combustible n’est effectué par voie aérienne, pour des raisons de sécurité évidentes.

En cas de naufrage, les parois du château et des conteneurs, les gaines au zirconium dans le cas du combustible irradié ou la matrice de verre pour les déchets vitrifiés s’opposent à la dissémination des matières radioactives. Quand la corrosion viendra à bout des conteneurs, après quelques dizaines d'années ou davantage, les pastilles d’oxyde d’uranium ou les matrices vitrifiées insolubles offriront une bonne résistance à la dissémination . On se souvient du naufrage tragique du sous-marin Koursk, finalement remonté à la surface en octobre 2001. Contrairement aux craintes et en raison du séjour assez court dans la mer, on n'observa pas de fuites radioactives.

Sujets voisins : Transports de haute activité, "Train de l'enfer", Incidents de transports


Voir aussi :

Site de la NRC (US Nuclear Regulatory Commission)