Trois axes
La loi Bataille : trois voies de recherches complémentaires
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Les trois voies de recherches de la loi Bataille proposent une panoplie de moyens de gestion . Elles apparaissent complémentaires plus que concurrentes. Christian Bataille lui-même, le promoteur de la loi de 1991, ne souhaite pas « faire monter sur le podium » un de ses axes de recherches.
Par exemple, il est certain que l’on n’échappera pas à la nécessité de construire de grands centres de stockages, mais la transmutation en détruisant certains déchets gênants pourrait réduire considérablement le volume des déchets ultimes à enfouir. Par ailleurs, la sécurité d’un enfouissement ne pourra que bénéficier de conditionnements améliorés et un entreposage raisonnable permettra de tirer profit du progrès des techniques.
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Trois axes de recherche Les trois voies de recherches définies par la loi Bataille ont pour but de répondre aux questions encore ouvertes sur les déchets radioactifs et d’offrir une panoplie de moyens de gestion. Elles sont complémentaires. La première explore les possibilités de tri et de destruction de certains atomes radioactifs, la seconde porte sur l’enfouissement des déchets de haute activité qui sera sans doute inévitable. La troisième vise à améliorer le conditionnement des déchets et à permettre de longs entreposages .
IN2P3 |
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Axe 1 : Séparation et transmutation
Les recherches sur la séparation s’intéressent aux méthodes de trie des déchets nucléaires. On irait plus loin que le tri pratiqué aujourd’hui à l’échelle industrielle et qui se limite à séparer l’uranium et le plutonium des produits de fission et des actinides mineurs . On cherchera par exemple à séparer un produit de fission comme le césium pour le conditionner à part.
Mais la séparation est surtout intéressante si elle est suivie d’une transmutation. Il deviendrait possible alors de faire disparaître des radioéléments comme les actinides mineurs qui représentent moins d’un millième de la masse du combustible usé, mais dont les durées de vie sont très longues. Pour transmuter les actinides en des produits radioactifs de courte période, voire en éléments stables, il faut des réactions nucléaires et passer en réacteur. Avec quels réacteurs peut-on aboutir à une transmutation qui ait un rendement satisfaisant ?
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Axe 2 : stockage en profondeur
Les déchets ultimes, que nous ne savons exploiter actuellement, peuvent-ils être enterrés sans dangers en profondeur ? Dans quels types de sols ce stockage est-il envisageable ? Comment assurer la pérennité d’un tel stockage sur des périodes longues ? Combien de temps un tel stockage doit-il être réversible ? Si d’aventure nos descendants découvraient un moyen d’exploiter ces déchets, ou de les faire disparaître, pouvons nous faire en sorte qu’ils soient capables de les extraire du site de stockage ?
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Axe 3 : Conditionnement et entreposage
Il existe déjà de bons conditionnements pour de multiples types de déchets ? Peut-on les améliorer, les rendre plus résistants, les adapter au type de d’atomes radioactifs à immobiliser ?
Les combustibles usés et les déchets vitrifiés sont déjà entreposés dans des installations prévues pour durer quelque dizaines d’années. Peut-on prolonger ces installations sur des durées allant jusqu’à 300 ans ? Ces entreposages doivent-ils être en surface où à faible profondeur ? Comment assurer sur une aussi longue durée la surveillance et le bon état de telles installations qui précèdent mais ne remplacent pas un stockage ?
Sujets voisins : Conclusions de l'OPCST, Recommandations de la CNE, Loi de 2006
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Voir aussi :
Combustible usé
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