| Curiethérapies de la prostate |
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On observe, aux Etats-Unis, un renouveau de la curiethérapie pour les traitements des cancers de la prostate. La curiethérapie de la prostate consiste à installer dans cette glande des implants radioactifs constitués d'une source radioactive enrobée dans une capsule de titane. Deux radioéléments artificiels sont utilisés, l'iode-125 et le palladium-123.
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Implants pour les cancers de la prostate La taille d'un implant est celle d'un grain de riz. Deux radioéléments artificiels sont utilisés, l'iode-125 (I-125) et le palladium-123 (Pd-103). Ces deux radioisotopes émettent des électrons d'énergie relativement faible. Les électrons ne sont pas assez énergiques pour sortir des implants. L'irradiation est due aux rayons X qui sont principalement absorbés dans les tissus « cibles » entourant l'implant.
Kimmel Cancer Center at Jefferson. |
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Pourquoi ces deux radioéléments ? Ils ont en commun de se désintégrer par capture électronique, un mode de désintégration rare qui dépose peu d'énergie dans le milieu (Celle-ci est majoritairement emportée par un neutrino, une particule très peu interactive qui ne laisse aucune trace dans le corps du patient !). Des électrons (électrons de conversion, électrons Auger et des rayons X sont émis au cours du réarrangement de l'atome qui suit la capture. Les électrons, dont l'énergie est plus faible que celle des électrons bêta normaux, sont absorbés par les parois de la capsule.
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 Curiethérapies de la prostate
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Le dépôt d'énergie dans l'organisme est seulement dû aux rayons X : 20 keV en moyenne par désintégration. Ces rayons possèdent une énergie de l'ordre également de 20 keV. Dans ce domaine d'énergie, le parcours moyens des rayons X dans la matière vivante n'est que de quelques cm. Pour cette raison, la majeure partie de l'énergie déposée dans l'organisme l'est dans la prostate ou à proximité immédiate. Ceci explique que l'on puisse garder ces implants alors que dans d'autres curiethérapies les sources ne sont gardées que le temps de l'hospitalisation.
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De 40 à 130 implants sont installés dans la prostate, le nombre étant déterminé par le volume de la prostate à traiter. Ces implants restent à demeure. Cependant ils perdent complètement leur radioactivité au bout d'un temps à la fois long et court : les implants d'iode-125 au bout d'environ 6 mois, ceux de palladium-103 d'environ 3 mois.
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 Evolution de l'activité d'implants d'iode-125
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La rapidité avec laquelle la radioactivité décroît et les atomes radioactifs se transforment en atomes non-radioactifs est déterminée par la période : 60,5 jours pour l'iode-135 et 17,7 jours pour le palladium-103. Pour délivrer aux cellules cancéreuses la même quantité de radiations, l'activité des implants au palladium est choisie au départ plus élevée qu'avec l'iode, la durée d'irradiation étant plus courte.
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La plupart des rayonnements émis par l'ode-125 et le palladium-103 ont beau être essentiellement absorbés dans la glande à traiter, un fraction touche néanmoins des structures proches comme le rectum. A cette inquiétude légitime pour le patient, s'ajoute un risque pour l'entourage tant que la radioactivité n'a pas décru suffisamment : le patient est lui-même radioactif : des rayons gamma et X émis lors de certaines désintégrations émergent aussi de son corps en raison de leur caractère pénétrant.
Le niveau de radiations émergeantes après l'installation des implants reste toutefois à un niveau jugé peu dangereux pour l'entourage, mais quelques précautions permettent de réduire le risque. Il faut éviter des contacts prolongés avec des femmes enceintes ou avec de jeunes enfants (comme les prendre sur les genoux) durant les 3 ou 6 mois nécessaires pour que la radioactivité disparaisse, mais une accolade, une embrassade ou une poignée de mains sont parfaitement sures.
Site américain sur la curiethérapie de la prostate
Sujet voisin : Protonthérapies
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