
À gauche, trois radiographies gamma d'une valise (A) : en haut, sur une radiographie classique les zones foncées sont les plus denses ; au milieu, la radiographie résonante, où les zones plus foncées correspondent à une densité plus élevée en azote ; en bas le résultat d'un traitement des deux images fait apparaître un pain d'explosif Semtex. À droite, radiographie d'une seconde valise (B). Cette fois l'explosif est dissimulé dans le couvercle (double-fond).
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Les techniques nucléaires permettent d'améliorer les recherches d'explosifs dans les aéroports. Les bagages sont soumis à une radiographie par des rayons gamma dont l'énergie - 9,17 MeV - correspond exactement à l'énergie d'excitation des noyaux d'azote, un élément présent en forte concentration dans les explosifs. Ces noyaux se désexcitent en réémettant des rayons gamma. On procède à une double radiographie : une radiographie standard et une radiographie « résonante » dans laquelle on mesure combien des photons ont été absorbés, et ré-émis, par l'azote contenu dans l'objet inspecté (cf. note) . La radiographie standard est sensible aux matériaux denses, la radiographie résonante aux produits azotés. La confrontation des deux images permet de localiser avec précision les substances suspectes.
Des chercheurs italiens mettent au point un détecteur d'explosifs. Employés dans des pays ravagés par la guerre, il pourrait permettre de nettoyer des champs de mines. Ces techniques utilisent des neutrons en raison de leur pouvoir de pénétration. En pénétrant dans le sol, les neutrons interagissent avec les noyaux des composés d'azote, de carbone et d'hydrogène constituant les explosifs usuels. Les noyaux qui ont capturé ces neutrons se désexcitent en émettant des gamma d'énergie caractéristique. En détectant et mesurant l'énergie de ces gamma, on peut remonter à la nature chimique des atomes présents dans le sol et en déduire la présence de substances explosives. Les recherches portent notamment sur l'obtention de sources de neutrons portables (cf. note) .
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