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On sait aujourd'hui que les « rayons uraniques » qui impressionnèrent la plaque de Becquerel ne sont pas les particules alpha de l'uranium - arrêtés par l'enveloppe de papier - mais des rayons bêta et gamma de la proche descendance.
Henri Becquerel avait utilisé un flacon contenant des sels d’urane, produit rare mais dont disposait le Muséum national d’histoire naturelle. Compte tenu des périodes radioactives de l’uranium-238 et de ses descendants, le flacon devait contenir les premiers éléments de la filiation, c’est-à-dire le thorium-234, le protactinium-234 et l’uranium-234.
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L’uranium-238 (principal isotope de l'uranium) se désintègre par émission de particules alpha qui sont très vite absorbés par la matière et Henri Becquerel enveloppant ses plaques photographiques d’épais papier, elles n’ont pu être la cause de l’impression des plaques.
Parmi les descendants de l’uranium-238, le protactinium-234 se désintègre en émettant un bêta fortement énergétique. Cinq à six millimètres de verre sont nécessaires pour absorber totalement ces électrons, aussi ceux-ci ont-ils contribué à dessiner la croix de Malte interposée par Henri Becquerel entre la plaque enveloppée de papier et une mince plaque de verre de 0,1 mm supportant les sels d’uranium.
Restent les différents rayonnements gamma émis par les descendants de l’uranium. Ces rayons gamma ont contribué à impressionner les plaques photographiques. Ils ont été atténués par l’interposition de lames de verre plus ou moins épaisses, et de feuilles d’aluminium ou de cuivre. Malgré leur faible intensité et les valeurs des coefficients d’atténuation correspondants, ils ont assuré la « réussite permanente » des expériences des pionniers.
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