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A la suite des attentats du 11 septembre 2001, les risques de chute d'avion sur des installations nucléaires civiles ont été réévalués. Jusqu'à cet événement, les risques pris en compte concernaient seulement ceux liés aux accidents, et non ceux liés aux actes de guerre.
L'étude des seuls risques d'accidents distingue les trois catégories d'aviation retenues par la réglementation aérienne, les risques différant sensiblement selon le type d' avion et plusieurs paramètres .
1 : l'aviation commerciale qui regroupe tous les avions de masse supérieure à 5,7 tonnes (avions de ligne pour le transport des passagers, avions-cargos pour le fret, avions de l'aéropostale), et qui compte 1 million de vols par an en France,
2 : l'aviation générale qui regroupe les petits avions de masse inférieure à 5,7 tonnes (avions d'aéroclubs et avions d'affaires) et qui compte 3,5 millions de vols par an,
3 : l'aviation militaire qui compte 600 000 vols par an en France.
En dehors des actes de guerre, la fréquence (volontairement majorée) de chute d'avion retenue pour la sûreté est de 1 sur 1 million pour l'aviation commerciale ; 1 sur cent mille pour l'aviation militaire ; 1 sur dix mille pour l'aviation générale. Notons que la probabilité de chute est sensiblement différente pour les trois catégories pendant le décollage, le vol et l'atterrissage, la probabilité de chute en vol n'étant qu'un tiers de celle du décollage et de l'atterrissage. Pour une centrale nucléaire, la première précaution à prendre est dans le choix de son site : on interdit sa construction à proximité d'un aérodrome, en portant une attention particulière aux zones d'approche et d'envol dans l'axe des pistes d'atterrissage et de décollage.
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Les 20 000 m2 des parties sensibles d'une centrale vues par un avion sont à comparer aux 550 000 km2 de superficie de la France. Compte tenu du rapport des surfaces (27 millions), des nombres de vols par an et des probabilités de chute par vol, la probabilité par an de chute sur une centrale est la plus grande - quatre millionièmes - pour l'aviation générale. Elle est 40 fois plus petite pour l'aviation militaire et 400 fois pour l'aviation commerciale (cf. note ).
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L'Autorité de Sûreté, qui ne considère que les probabilités d'accident supérieures à cent milliardièmes (10-7), néglige la chute d'un avion commercial dont la probabilité est inférieure à cette limite.
Ceci explique pourquoi les précautions prises concernent surtout les petits avions de l'aviation générale. Pour renforcer les structures de la centrale et la protéger contre l'impact d'un avion de moins de 5,7 tonnes, les études ont porté sur deux types d'appareils représentatifs : le Cessna 210 (représentatif d'environ 80 % du trafic de l'aviation générale) et le Learjet 23 (20 % du trafic). A la suite d'études très poussées de résistance aux chocs, les bâtiments les plus sensibles ont été dotés d'une structure renforcée pour résister à un tel impact .
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