 Wilhelm Konrad Röntgen (1845-1923)
 Henri Becquerel dans son laboratoire
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[La croix de Malte]
Le 28 décembre 1895, Wilhelm Conrad Roentgen annonce la découverte des rayons X. La radio de la main de sa femme est publiée dans tous les journaux et fait sensation dans le monde entier.
Dès la mi-janvier, dans tous les pays occidentaux, des médecins et des physiciens utilisent l’appareillage décrit par Rœntgen pour prendre des radiographies. À Paris, le physicien Oudin et le médecin B.Barthélemy font le premier examen radiologique français, qu’Henri Poincaré présentera à l’Académie des Sciences le 20 janvier. Lors de cette séance, Poincaré suggère à Henri Becquerel d’explorer les relations entre phosphorescence et émission de rayons X.
Henri Becquerel appartenait à une quasi-dynastie d'esprits curieux et de savants comme il en existait à l'époque. Il travaillait dans un laboratoire au Muséum d’histoire naturelle et s'intéressait à une grande variété de problèmes liés à la phosphorescence et à la fluorescence.
Henri Becquerel, décide de voir si l'émission des rayons X est liée à la phosphorescence. En mars 1896, le ciel est voilé, il ne peut exposer au soleil un sel phosphorescent d’uranium et range celui-ci dans un tiroir, avec une plaque photographique vierge enveloppée dans du papier noir. Quelques jours plus tard, il découvre que ce sel a émis spontanément un rayonnement pénétrant capable d'impressionner la plaque photographique.
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Henri Becquerel établit ensuite que plusieurs sels d'uranium, phosphorescents ou non, ont la même propriété et donc que ce rayonnement est émis par l'uranium.
Il appelle les rayons émis : les rayons uraniques. Il constate qu'ils sont capables d'électriser l'air. L'intensité ne décroissant pas avec le temps, Henri Becquerel se demande « d'où l'uranium emprunte l'énergie qu'il émet avec une telle persistance ? »
Sujets voisins : Polonium et radium, Trois rayonnements, Découverte du noyau, La radioactivité artificielle, Histoire du neutrino, Découverte de la fission
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