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Mesures de première urgence |
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Après un rejet majeur, il est nécessaire de prendre des mesures de première urgence. Des précautions simples et efficaces réduisent beaucoup les conséquences les plus dramatiques. C'est ainsi que, bien qu'imparfaites et souvent décriées, les mesures prises par les autorités soviétiques ont évité une exposition beaucoup plus lourde des populations.
Une première mesure est une mise à l'abri pendant les heures les plus critiques. La mise à l'abri protège contre l'irradiation externe due à la source et les dépôts au sol, l'inhalation d'activité en provenance du panache, et des contaminations de la peau et des vêtements. Lors de l'accident de Tokaimura, malgré l'absence de rejets significatifs à l'extérieur, 300 000 personnes ont été consignées à leur domicile jusqu'à la fin de l'accident.
Plus dramatique, l'évacuation provisoire est une mesure lourde qui protège contre toutes les expositions au moment de l'alerte ou quand l'irradiation est à son maximum. Au moment de l'accident de Three Mile Island, alors que l'on ignorait s'il y aurait des rejets importants et qu'il y avait risque d'explosion, on a évacué à titre de précaution des milliers de personnes.
Plus dramatique encore est le déplacement définitif des populations, tel qu'il a été pratiqué à Tchernobyl où une zone d'exclusion de 30 kilomètres autour de la centrale a été définie, ce qui a nécessité le déplacement et le relogement de 130 000 personnes. Ce déplacement a protégé ces populations contre l'irradiation externe à long terme due aux dépôts au sol et l'inhalation de poussières radioactives en suspension.
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Zones d'exclusion Cette carte de la contamination du césium-137 montre la zone d'exclusion autour du réacteur de Tchernobyl définie par un cercle de 30 kilomètres de rayon. Du 2 au 6 mai 1986, des milliers de personnes habitant dans ce périmètre très contaminé furent sommées d'abandonner leurs biens et évacuées vers des lieux d'accueil plus ou moins provisoires. Au total, 130 000 personnes furent évacuées, dont les 48000 habitants de la ville de Prypiat à proximité immédiate du réacteur. La zone d'exclusion englobe la ville de Tchernobyl, située à 12 km de la centrale et 74 hameaux. Aujourd'hui, 400 personnes, souvent âgées, sont revenues à Tchernobyl et des centaines d'autres travaillent encore à la centrale qui reçoit de nombreux visiteurs. À Prypiat même, comme dans les premiers 10 km autour de la centrale, le contrôle est absolu et personne n'est autorisé à y habiter. Au-delà, sont interdits toute production agricole, tout transit de personnes et de marchandises.
UIP/EULEP/EURADOS |
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L'administration de pilules d'iodure de potassium stable protège contre l'ingestion d'iode radioactif. Cette administration doit survenir avant la contamination, ou le plus tôt possible après celle-ci et être répétée si la contamination persiste. C'est pour assurer une distribution rapide que ces pilules sont stockées de manière permanente près des centrales.
Le contrôle de la nourriture et de l'eau protège contre la contamination de produits radioactifs dans la chaîne alimentaire. Ce contrôle doit être complet. C'est ainsi que dans l'ex-Union Soviétique, la contamination de la chaîne alimentaire n'est pas venue des zones les plus proches de l'accident pour lesquelles les autorités avaient pris des mesures efficaces, mais d'une tache de radioactivité dans une zone agricole de Biélorussie assez lointaine. Les kolkhoziens vendirent, dans l'ignorance, leurs produits qui, non contrôlés, furent la cause d'une exposition importante.
Sujets voisins : Dangers d'exposition, Nuage radioactif
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Voir aussi :
L'Iode-131 Tchernobyl Tokaï-Mura Three Mile Island
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