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Quel coût ?
Comparaison des options de retraitement et de non-retraitement
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Quelle est l’option la plus coûteuse pour le combustible usé des réacteurs ? Retraiter ou ne pas retraiter ? La comparaison est difficile car les phases finales de la gestion - enfouissement , voire incinération – sont encore à l’état d’études. Selon un rapport parlementaire, l’horizon de mise en service du stockage réversible serait en France de 2020-2025.A priori, ne pas retraiter le combustible usé semble économique. Le retraitement est une opération coûteuse : il faut manipuler des matières très radioactives, pratiquer une chimie chaude, éviter des rejets. Au contraire, quand l’on ne retraite pas, les matières radioactives sont entreposées dans des piscines à proximité des centrales. Il n'y a pas de difficultés de principe à entreposer pendant des dizaines d'années, si une maintenance et une surveillance efficaces sont assurées.Quelque soit la qualité de la surveillance, cette situation ne saurait se perpétuer indéfiniment. On n’échappera pas à la nécessité d’un conditionnement soigné, ne serait-ce qu’en raison de la forte radiotoxicité du plutonium. Il faudra enfouir un volume plus important de déchets. Aux Etats-Unis où le site de stockage de Yucca Mountain promet avant d’être construit d’être vite saturé, on s’intéresse depuis peu au volume plus faible des déchets retraités.
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 Répartition des coûts du kWh nucléaire
 Coût du retraitement et du non-retraitement
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Le coût du retraitement a été évalué en 1999 à 62 500 € le mètre cube de déchets de faible ou moyenne activité à vie longue, et à 640 000€ le mètre cube de déchets de haute activité. Un tarif à prix d'or qui serait prohibitif si le volume de ces matières n’était pas modeste (1500 m3 accumulés en France jusqu’en 2002 ). Le coût de la gestion des déchets, inclus dans le tarif du kilowattheure nucléaire, n'a qu'une incidence faible sur ce dernier. Cette source d'énergie est d'ailleurs la seule à prendre en compte ses nuisances dans le prix de revient.
Le recyclage du plutonium avec le combustible MOX économise le coûteux enrichissement en uranium-235 nécessaire pour le combustible à l’uranium. La fabrication du MOX nécessite beaucoup de radioprotection, mais chimiquement elle se réduit au mélange de poudres d'oxydes de plutonium et d'uranium naturel.
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Selon le CEA, la poursuite au-delà de 2010 du retraitement et du recyclage dans les réacteurs REP actuels, économiserait 5 % d'uranium et réduirait de 12 à 15 % les quantités de plutonium à gérer. Le surcoût global du retraitement et du recyclage pour le consommateur était en 2001 seulement de 1,3 % par KWh, soit environ 0,2 centimes d’euros.
Ces comparaisons ne prennent pas en compte la protection améliorée de l’environnement apportée par la vitrification des déchets de haute activité. Elles ne prennent pas en compte non plus la possibilité, avec un retraitement sans doute différent, d’aboutir à un nucléaire plus propre et compatible avec un développement durable.
Sujets voisins : Déchets ou ressources ? , Retraiter ?, Ne pas retraiter, Que faire du plutonium?
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Voir aussi :
Retraitement du combustible Combustible usé
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