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Rejets radioactifs
Les sources d'irradiations et de contaminations
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[Iode de Tchernobyl, Césium de Tchernobyl, Nuage de Tchernobyl, Contamination des sols, Quelle carte en France ?]
L'explosion du réacteur a entraîné des rejets radioactifs variés. Au total, on estime à près de 12 milliards de GBq (gigabecquerels), l'activité initiale des rejets qui ont été relâchés durant 10 jours dans l'environnement. Le panache radioactif, entraîné par les masses d'air jusqu'à 10 000 mètres d'altitude et dérivant au gré des vents, a disséminé sur la plupart des pays d'Europe des radioéléments tels que l'iode-131, le césium-134 et le césium-137. Du fait de sa courte période (8 jours), l'iode 131 a rapidement disparu. Aujourd'hui, on décèle toujours la radioactivité due au césium-137.
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 Répartition des surfaces contaminées
 Les éléments radioactifs de Tchernobyl
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De nombreuses mesures ont permis de reconstituer la carte de la contamination au sol au moment de l’accident. Un bon étalon de cette contamination est l’activité du césium-137 exprimée en kilobecquerels (kBq) par mètre carré, un radioélément significatif car encore présent aujourd’hui.
Environ 45% du césium rejeté par l'explosion s'est déposé dans les Etats de l'ex-URSS, la Biélorussie étant la plus touchée : plus de 23% du territoire fut contaminé, c'est-à-dire qu'il a reçu plus de 37 kBq/m2 (*) . Certaines régions ont même enregistré plus de 1500 kBq/m2. En Europe de l'Ouest, c'est en Autriche, en Allemagne, en Italie et en Scandinavie que les dépôts mesurés furent les plus élevés (quelques kBq/m2).
En France, les dépôts les plus importants, dans l'Est du pays, n'ont pas dépassé les 6 kBq/m2, alors qu'il sont restés inférieurs à 750 Bq/m2 dans l'ouest du pays.
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Parcours des rejets de Tchernobyl Grâce aux données mises en commun par les pays européens, il a été possible de reconstituer le trajet des poussières radioactives. La plus grande partie de la radioactivité relâchée s’est retrouvée dans les rejets émis le 26 avril 1986 qui, après s’être dirigés vers les pays scandinaves se rabattront ensuite vers l’est et le sud. Les rejets du 27 avril poussés vers l’ouest aborderont la France par l’est et le sud-est et traverseront le territoire entre le 30 avril et le 5 mai. Les trajets émis après le 27 avril contamineront l’est et le sud de l’Europe.
IPSN |
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Ces dépôts se sont répartis de manière très inégales en taches de léopard. Des « pics » de dépôts radioactifs (quelques dizaines de kBq/m2 de césium-137) ont été observés localement en France du fait l'influence des précipitations et en raison du relief. Par exemple, le passage des masses d'air contaminées sur le massif alpin pendant un épisode de fortes pluies a donné lieu en altitude à des dépôts de neige contaminée. Ces dépôts, lorsqu'ils se sont produits sur des névés de printemps, ont pu se concentrer du fait de la dynamique de fonte propre aux névés et sont à l'origine de la concentration du césium sous la forme de points chauds.
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 Carte des contaminations en France
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Par ailleurs, l'interception des aérosols par le feuillage, puis la chute des feuilles, ont entraîné une contamination de la litière de certaines forêts, comme dans les Vosges. Le césium s’enfonçant lentement, cette contamination se retrouvait concentrée dans les cinq premiers centimètres de la litière végétale plus de douze ans après l'accident.
Ces concentrations restent très localisées et très inférieures à celles observées en Ukraine et Biélorussie.
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Sujets voisins : Les circonstances, Les liquidateurs, Conséquences sanitaires, Tchernobyl aujourd'hui
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Voir aussi :
L'Iode-131 Césium 137 Tchernobyl, un "nuage" passe ... par B.Lerouge, Y.Grall, P.Schmitt
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