EN | FR

CIGEO : débat public



Une série d'engagements ...

Le débat national organisé en 2013 sur le projet de centre de stockage CIGEO, dans le sous-sol lorrain, de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a eu lieu malgré l'action d'opposants qui empêchèrent la tenue de la réunion inaugurale, le 23 mai 2013 à Bure.

L'objet du débat
L'objet du débat public était de débattre du projet du centre industriel de stockage géologique (CIGEO) des déchets radioactifs proposé par l'Andra. Ce sentre de stockage serait construit à 500 m de profondeur dans l'argile du Bassin Parisien. S'il est approuvé par le parlement il entrerait en fonctionnement à partir de 2025.
ANDRA

A l’issue de ce débat, l'Andra a rendu public le 6 mai 2014, les suites qu’elle entend donner au projet Cigéo.

Pour tenir compte des avis et attentes exprimées pendant le débat public et pour conserver l’approche par étapes initiée par la loi de 1991, l’Andra décide de poursuivre le projet Cigéo en y apportant 4 évolutions, en précisant sa proposition sur la réversibilité et en prenant des engagements pour la suite :

1. l’intégration, au démarrage de l’installation, d’une phase industrielle pilote,

2. la mise en place d’un plan directeur pour l’exploitation du stockage, élaboré en concertation avec les parties prenantes et révisé tout au long de la vie de l’installation,

3. l’aménagement du calendrier avec une demande d’autorisation de création préparée en deux temps : un dossier préliminaire en 2015 puis une finalisation en 2017 en vue de l’obtention du décret d’autorisation à l’horizon 2020,

4. et enfin une plus forte implication de la société civile dans les activités de l’Andra.

L'Andra prend 3 engagements pour la suite du projet : garantir la sureté du stockage qui reste la priorité absolue, préserver et développer le territoire d’accueil en lien étroit avec les acteurs locaux et maîtriser les coûts du stockage sans réduire le niveau de sûreté et de sécurité.

En plus des 4 évolutions, l'ANDRA précise sa proposition sur la réversibilité en retenant une approche par étapes. Cette réversibilité permettra de laisser aux générations suivantes le choix du devenir du stockage et notamment la possibilité de récupérer les colis de déchets pendant la centaine d’années d’exploitation, si elles le souhaitent.

Une approche par étapes et évolutive est nécessaire étant données les durées de stockage envisagées. Les premiers colis de déchets qui seront stockés seront les colis de haute et moyenne activité produits jusqu'à ce jour à la Hague et refroidis après un long entreposage. Mais les techniques évolueront grâce aux progrès à venir fruits des recherches sur la séparation, la transmutation, le conditionnemen. Les colis qui seront destinés dans une génération ou deux à un enfouissement profond seront sans doute différents des colis actuels et bénéficieront des progrès obtenus par les ingénieurs et les chercheurs.

Le lecteur (citoyen) intéressé pourra consulter les documents suivants :
- Dossier de presse
- Site CIGEO : débat public

Un rebondissement - Le 5 janvier 2015, six associations antinucléaires intentèrent un procès à l'Andra devant le tribunal de grande instance de Nanterre, demandant sa condamnation "symbolique" pour "faute" et "mensonge". L'Andra aurait menti à propos du potentiel géothermique situé sous le site de Bure. Les études l'avaient trouvé banal mais les associations le jugèrent exceptionnel. Les Autorités Célestes ou la Nature auraient-elles donc pris un malin plaisir à plaçer un gisement géothermique à l'applomb du site choisi par les ingénieurs et les géologues ?

Les paisibles couches sédimentaires du Bassin Parisien sont uniformes et sans point chaud sous la surface pour chauffer de l'eau à Bure ! La probabilité d'un tel gisement géothermique est quasi nulle et son intérêt économique médiocre : il faudrait 20 km de tuyaux pour amener les calories à la première petite ville voisine (Toul). Pour débattre de géologie, fallait-il recourir aux tribunaux ? Le 26 mars 2015, le Tribunal de grande instance de Nanterre rejeta la demande d’indemnisation des six associations.