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Déchets radifères



Des déchets du passé, peu radioactifs mais à vie longue

Déchets radifères
Les déchets radifères sont des déchets de faible activité à vie longue. La production des déchets radifères par la société RHODIA est terminée. Selon l'inventaire de 2012, ils sont composés de 7326 m3 de "Résidus Radifères Banalisés" ou RSB dont le conditionnement est à l'étude et 5825 m3 de "Résidus Radifères" (RRA) plus radioactifs conditionnés en fûts. Entreposés ou en cours de conditionnement, ces déchets sont en attente d’une solution de gestion définitive qu'étudie l’Andra, qui a préconisé un stockage dans une couche d’argile située à une profondeur de quinze mètres (en sub-surface). A ce jour, aucun site d’implantation n’a été déterminé.
ANDRA

Des activités industrielles récentes et anciennes sont à l’origine de déchets peu radioactifs, mais beaucoup plus volumineux que les précédents, les déchets radifères. Comme leur nom l’indique, ces déchets contiennent des traces de radium et de ses descendants issus de la filiation de l’uranium que l’on trouve à l’état de traces dans l’écorce terrestre. A côté du radium, dont la durée de vie est longue (1600 ans de période), on trouve du radon, un gaz naturel radioactif dont la période est de quatre jours.

Certains déchets radifères proviennent du nettoyage d’anciens sites de l’industrie du radium, contaminés lorsque cette industrie était florissante avant 1940. D’autres, plus récents, ont pour origine le traitement de minerais très légèrement radioactifs comme la monazite qui contient en proportions variables des terres rares et leurs oxydes. On appelle terres rares ou lanthanides une quinzaine d'éléments chimiques présentant des structures et des propriétés similaires.

Jusqu’en juillet 1994, Rhône-Poulenc puis la Société Rhodia Electronics and Catalysis traitèrent, dans leur usine de La Rochelle, de la monazite pour en extraire des terres rares. Depuis août 1994, cette usine importe des minerais prétraités de radioactivité moindre. Les terres rares sont utilisés dans l'électronique, le magnétisme (têtes de lecture audio), l'automobile (pots catalytiques), les écrans de téléviseurs, etc.

Le niveau de radioactivité de ces déchets radifères est en général compris entre quelques dizaines de Bq et quelques milliers de Bq par gramme. Les radioéléments sont essentiellement des émetteurs alpha, à vie longue.

Les déchets radifères sont classés comme des déchets de faible activité à vie longue (FAVL). Ils feront l'objet d'un conditionnement et d'un stockage spécifique, en cours d'étude à l'ANDRA.