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Dosimétrie des examens



De la simple radiographie aux scintigraphies et examens TEP

Les examens de médecine nucléaire de loin les plus répandus sont les scintigraphies, mais ces examens sont eux-mêmes beaucoup moins fréquents que les diagnostics à base de rayons X. C'est ainsi que dans les pays de l'OCDE bénéficiant du meilleur niveau de soins médicaux, le nombre de scintigraphies s'élevait à 19 pour 1000 habitants durant la période 1996-2000. A titre de comparaison, pendant la même période, le nombre d'examens radiologiques s'élevait à 920 pour 1000 personnes.

Contrôle des doses
En médecine, il est nécessaire de contrôler les doses reçues aussi bien lors des examens irradiants (scanners) que pour des radiothérapies. La technique de dosimétrie OSL (Optically Simulated Luminescence) se prête au contrôle et à la mesure des doses de rayonnements ionisants dans les hôpitaux du fait que ces dosimètres peuvent être relus. Ce lecteur, portable, rapide et simple d’utilisation, permet une lecture dans l’environnement de l’hôpital. La lecture d’un dosimètre avant et après un acte médical fournit par différence la dose immédiate résultant de cet acte.
LCIE Landauer
A ce rythme de 19 scintigraphies par an pour 1000 personnes, un habitant de ces pays aura une bonne chance de passer un examen de médecine nucléaire durant son existence. Les tomographies par émission de positon jouent encore un rôle marginal. Ces examens qui sont appelés à se développer en raison de leur capacité à dépister les cancers nécessitent un équipement lourd et sont encore peu répandus, notamment en France qui accusait en 2002 un net retard.

Les risques d'exposition (à la radioactivité) lors d'examens de médecine nucléaire sont faibles en regard des bénéfices retirés de ces examens, mais il convient de prendre le maximum de précautions et de ne pas en exagérer la fréquence. Les expositions sont très variables d'un examen à l'autre. Elles sont comparables à celles des examens par rayons X, beaucoup plus communs.

Contrairement à ces derniers pour lesquels les sources de rayons X sont externes, les expositions qui résultent de l'introduction d'un traceur radioactif dans l'organisme sont internes. Les radioisotopes, administrés généralement en une dose unique, possèdent une période radioactive et biologique de quelques heures et disparaissent rapidement. On évalue les doses efficaces engagées par un calcul spécialisé (Medical Internal Radiation Dose) en s'appuyant sur des mesures de dosimètres. Cette évaluation tient en particulier compte de l'âge et du sexe du patient.

Doses en radiologie et médecine nucléaire
Tableau comparatif des doses efficaces (millisieverts) en radiologie et en médecine nucléaire diagnostique pour l'adulte.
Institut Curie (Source Rapport S.F.P.M. N° 19-2001, Claude Touzery et al)

La scintigraphie la plus irradiante est celle des examens cardiologiques à base de thallium.