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Modes d'acquisitions



Adapter la prise de données en fonction du diagnostic recherché

Les médecins nucléaires utilisent de plusieurs façons une gamma-caméra en fonction de l'organe et de la pathologie à étudier. Les différents types de fonctionnement de la gamma-caméra sont appelés modes d'acquisition.

Acquisitions des images
La figure montre trois modes courants d'acquisition en scintigraphie : un balayage « corps entier » obtenu en déplaçant la gamma-caméra à vitesse constante dans le cas d'une scintigraphie osseuse ; une image plane (projection) dans le cas d'une scintigraphie de la thyroïde ; des coupes tomographiques pour un examen cérébral.
A.Aurengo/ Hôpital Pitié-Salpêtrière

Les scintigraphies en mode planaire ne fournissent que des images planes des zones examinées comme dans le cas d'une scintigraphie thyroïdienne. La condition d'arrêt de l'examen scintigraphique est fixée par le nombre total de photons détectés ou par la durée totale d'acquisition.

En réalisant des acquisitions à des intervalles de temps constants, il est possible de mesurer l'activité du traceur dans l'organe exploré en fonction du temps. Ce type d'acquisition, appelé acquisition dynamique, est notamment utilisé pour l'étude de la perfusion rénale.

Le mode planaire ne permet d'explorer qu'une partie du corps correspondant au champ de vue de la gamma-caméra. En déplaçant linéairement et à vitesse constante le détecteur de la gamma-caméra, il est possible de réaliser une acquisition pour l'ensemble du corps. Ce mode est utilisé pour les scintigraphies osseuses "corps entier".

Pour les explorations cardiaques, une synchronisation par l'électrocardiogramme des images scintigraphiques est souvent réalisée afin de positionner dans le cycle cardiaque les images planaires ou tomographiques..

Mode d'acquisition synchronisé
Pour obtenir ces six images scintigraphiques du cœur à des instants successifs du cycle cardiaque, on a synchronisé la prise de données d'une gamma-caméra à un électrocardiogramme. Le temps d'un battement de cœur a été découpé en six intervalles égaux. La figure montre comment, pour chacun des six instants, on ajoute les données prises lors de battements successifs du coeur. On obtient ainsi un « film » à six images de ce cycle, qu'un spécialiste interprète pour diagnostiquer d'éventuelles anomalies.
A.Aurengo/ Hôpital Pitié-Salpêtrière

En faisant tourner les détecteurs de la gamma-caméra autour du patient, on peut acquérir des projections et reconstruire des coupes selon plusieurs axes et passant par l'organe étudié : c'est la tomographie par émission de simple photon (TESP).

La possibilité de passer de projections à deux dimensions à des reconstructions dans l'espace est due à un algorithme mathématique développé de façon indépendante par G.N. Hounsfield à Londres en 1963, et A.M. Cormack au Cap et à Boston en 1964. La découverte de la tomographie a valu le prix Nobel de Médecine en 1972 à Hounsfield et Cormack. Elle est aussi à l'origine du plus connu et du plus populaire des appareils modernes de diagnostics, le scanner X. L'obtention de ces images n'aurait pas été possible sans la révolution informatique.

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